Hainaut Le SPW fixe des plafonds à ne pas dépasser pour les dépenses électorales.

Les partis politiques ont encore un mois pour convaincre un maximum d’électeurs. La bataille est engagée, mais aussi encadrée par des règles.

Ainsi, en matière de dépenses électorales, des plafonds sont fixés par la loi du 7 juillet 1994. Ils sont calculés sur base du nombre d’électeurs. Dans les communes de moins de 50 000 électeurs, il faut compter 0,08 euro par électeur avec un minimum de 1 250 euros par candidat. Ce qui explique pourquoi le seuil par candidat est le même dans la plupart de nos communes où l’on compte moins de 15 000 électeurs. Pour le plafond des listes en revanche, la fourchette est plus étoffée et décroît avec le nombre d’électeurs.

À quoi sert généralement cet argent ? "Le budget sert principalement aux impressions et aux envois postaux, indique Olivier Fievez (PS, Braine). Les plafonds sont tout à fait respectés. C’est d’ailleurs pourquoi je ne fais pas de tract personnel, car rien qu’avec un envoi, nous sommes à près de 900 euros pour Braine. Puis il y a quelques achats de matériel comme des panneaux de bois qu’on va planter chez des gens ."

L’avantage des réseaux sociaux

"Nous essayons de récupérer un maximum comme les panneaux par exemple, que nous avons gardés depuis les dernières élections", explique Fabien Palmans (MR, Écaussinnes).

"Le plus gros pour nous, c’est la présentation du programme que nous envoyons aux Écaussinnois, précise Arnaud Guérard (Ecolo). Nous sommes toujours en dessous du plafond, car nous bannissons certains supports comme les bâches à usage unique. Nous devons rester cohérents avec notre message et nous privilégions les réseaux sociaux."

À Dour, pas d’affichage sur les panneaux extérieurs. Un gain pour l’environnement. Aussi pour les dépenses ? "Nous avons un affichage simplifié pour les fenêtres, ça limite les dépenses par rapport aux autres élections, confirme Vincent Loiseau (Dour Demain). Cet argent peut être utilisé pour d’autres supports. Nous allons notamment avoir un livre qui va reprendre notre programme. Au final, les économies sur l’affichage nous permettent de soigner davantage d’autres moyens de communication."