Hainaut  Les chaussées de Mons et de Valenciennes sont toujours aussi embouteillées.

Depuis maintenant quelques mois, de nouveaux feux dits intelligents - dont les signaux passent au vert en deçà des 50 km/h - ont été mis en place et sont censés mieux réguler la circulation dans la traversée du carrefour où se rejoignent notamment les chaussées de Mons (N56) et de Valenciennes (N527).

A l’usage, il s’avère en toute objectivité que leur efficacité reste à démontrer.

Malgré le remplacement des anciens feux tricolores par de nouveaux modèles d’abord conçus, il est vrai, pour réduire la vitesse, cette intersection demeure très problématique aux heures de pointe, notamment sur la chaussée de Valenciennes où chaque matin, sur le coup de 8 h, les files de voiture s’allongent sur plusieurs centaines de mètres dans l’agglomération d’Irchonwelz.

Pour le bourgmestre, ces embouteillages quotidiens survenant à l’entrée et à la sortie du centre-ville résultent en partie d’un problème de timing.

"Le gros souci, c’est qu’une majorité de parents démarrent à la dernière minute pour déposer leurs enfants à l’école et le plus près possible de l’entrée si possible, ce qui engendre aussi des embarras de circulation dans l’intra-muros. Avant 7 h 50, la circulation est encore très fluide mais dans le quart d’heure qui suit, cela bouchonne fortement", analyse Marc Duvivier (PS).

Pas de solution miracle

Aux yeux du maïeur, il n’existe pas de solution miracle, si ce n’est de promouvoir l’utilisation des transports en commun (bus, train) et du vélo, d’encourager le covoiturage pour réduire le nombre de véhicules sur les routes tout en associant les établissements scolaires à la réflexion sur la mobilité.

"Même s’il n’est pas facile de changer certaines habitudes, la sensibilisation doit aussi s’exercer au sein des écoles. Si les parents acceptaient de partir un peu plus tôt, tous les automobilistes seraient gagnants. Dans le cadre de la prochaine semaine de la mobilité, nous allons voir les actions qu’il y a lieu de mener pour améliorer les choses", annonce Marc Duvivier.

Ce dernier insiste encore sur le fait que la capitale du Pays Vert abrite un important centre ferroviaire et que plusieurs trains à destination de Bruxelles partent dans un créneau horaire correspondant à celui de l’ouverture des écoles. "De très nombreux navetteurs empruntent les mêmes axes routiers, avant de garer leur voiture sur les parkings gravitant autour de la gare, ce qui génère évidemment un charroi supplémentaire."