Hainaut Un nouveau dispositif d’accompagnement socio-éducatif voit le jour.

Le Plan de cohésion sociale de la Ville de Péruwelz est en train de développer un nouvel outil, le dispositif d’accompagnement socio-éducatif baptisé Diase. Au sein du PCS, Bruno Magro, chargé de projets et Daphné Brunelle, éducatrice, chapeautent ce dispositif. "Dans de nombreuses institutions, les assistants sociaux rencontrent des personnes et travaillent avec elles sur leurs projets d’avenir. Comme notre société évolue et que la frange de la population se retrouvant dans la précarité a tendance à augmenter, les assistants sociaux sont surchargés de travail", souligne Bruno Magro. "Et alors que la partie réflexive est finalisée avec la personne, qu’un projet est mis en place, les assistants sociaux n’ont pas forcément le temps de passer à la phase d’exécution de ce suivi avec les gens. C’est là que nous intervenons. Daphné est éducatrice et j’ai une formation d’assistant social."

Assister les institutions

Ce projet fait suite à une enquête menée auprès des institutions du coin. Personnes isolées, un peu perdues ou très éloignées d’une réinsertion sociale ne manquent pas. Le dispositif Diase vise donc à assister les institutions dans le programme individuel prévu avec la personne à suivre. "Prenons l’exemple de quelqu’un qui éprouve des difficultés à gérer un budget et qui en a discuté avec l’assistant social, avec lequel il établit un plan. Encore faut-il que la personne le respecte par la suite", indique Bruno Magro. "Eh bien, nous proposons à la personne de l’accompagner et de la guider dans ses démarches sur le terrain. A quel endroit faut-il se rendre ? A quelle porte frapper ?" Diase peut ainsi intervenir par rapport à certains services du CPAS, comme la médiation de dette. La police fait aussi appel à ses services. "Les policiers peuvent nous alerter sur une situation particulière, un cas de personne isolée par exemple, et pour laquelle ils ne savent plus intervenir en raison des limites institutionnelles fixées. Nous ne ciblons pas une catégorie. Il peut s’agir de personnes âgées, toxicomanes, handicapées, isolées."

L’idéal serait qu’un tel service existe dans chaque institution mais cela n’est pas possible, question de budget.