Hainaut Le budget présente un boni de 69 000 euros à l’exercice propre et un boni cumulé plus de 6 millions.

Si, dans bon nombre d’entités, le vote du budget en séance du conseil communal relève de l’exercice périlleux, à Dour, il est quasiment passé comme une lettre à la poste. Il faut écrire que la santé financière y est particulièrement bonne depuis quelques années. "A l’ordinaire, nous dégageons un boni de 69 000 euros à l’exercice propre et un boni cumulé de 6 257 000 € mais qui sera revu à la hausse lorsque nous allons réinjecter les recettes de 2017", confie Vincent Loiseau, bourgmestre faisant fonction de Dour.

Un budget en boni sans pour autant augmenter les taxes perçues. "L’IPP reste à 8,4 et les centimes additionnels à 2 600. Nous ne créons pas de nouvelle taxe. Et pour garantir un service de qualité aux Dourois, nous maintenons l’enveloppe du personnel communal. Il n’y a pas de départ, et c’est même le contraire puisque nous engageons plusieurs agents, notamment affectés au service environnement, pour la propreté des rues et des cimetières."

De l’ambition

Les dépenses de fonctionnement, un poste qui a plutôt tendance à s’emballer dans les administrations communales, diminuent de 6 %. "Nous y arrivons grâce à une bonne gestion des deniers publics, mais aussi grâce au personnel qui joue le jeu, puisqu’ils pourraient revendiquer d’autres avantages. Au contraire, ils respectent également l’argent public et font de gros efforts pour leur commune."

Le budget extraordinaire présente, lui, près de 13 millions d’euros d’investissements, avec une part importante de subventions. "Nous sommes à un taux de subside de 60 %, ce qui est énorme."

La majorité douroise se montre ambitieuse pour cette année 2018, avec de nombreux projets prévus en fin de législature. "Tout d’abord, dans le cadre du PCDR, la remise à neuf du cœur du village d’Elouges, comme nous l’avons prévu à Wihéries et pour lequel l’entreprise vient d’être désignée. Les travaux vont y commencer d’ici quelques semaines."

D’autres rénovations

La rénovation urbaine du centre de Dour est également un gros dossier prévu, avec les premiers coups de pelle prévus pour la première phase du chantier, le parc de Dour. La deuxième étape vient en 2018 avec le pôle grand-place, qui prévoit l’accès entre le grand parking enclavé derrière l’hôtel de ville pour rejoindre le Belvédère. "Le souci était que ce parking, qui est enclavé, était peu fréquenté, alors que le Belvédère tout proche ne désemplit pas. Nous offrons comme ça une solution idéale de parking."

Enfin, près d’un million d’euros seront consacrés pour la rénovation des bâtiments scolaires dans l’entité, et quelque 3 millions pour la réfection des voiries, dossier qui retient l’attention de tous les Dourois. Le millésime 2018 s’annonce sans conteste des plus ambitieux à Dour.