Hainaut

"Il faut peser plus dans la prochaine majorité" affirme Arnaud Guérard, à la tête d'Ecolo

Arrivé au conseil communal en cours de mandature après un remaniement du collège, Arnaud Guérard emmène la liste Ecolo à Écaussinnes. Avec la volonté de mettre plus de vert dans la Cité de l’Amour.

On ne compte plus que des listes d’ouverture à Écaussinnes, sauf Ecolo. Pourquoi ne pas avoir suivi la tendance comme tout le monde ?

C’est en effet une spécificité de notre liste, nous sommes les seuls à apparaître sous cette forme-là. Nous n’avons d’ailleurs pas participé au mercato des candidats qui sont passés d’un parti à un autre. C’est parce que nous nous retrouvons de manière transparente autour d’un projet cohérent avec la vision d’Ecolo. Plutôt que de centrer les débats de campagne autour de personnes, nous préférons parler des actions à mettre en place.

Le climat politique est tendu à Écaussinnes. Ecolo préfère rester en dehors de tout ça ?

Tout l’enjeu en début de mandature était de mettre en place une majorité qui fonctionne et qui ne fasse pas revivre les tensions qu’on avait connues dans le passé, jusqu’au sein de collège. Et nous sommes satisfaits du bilan. Pour nous, l’enjeu est maintenant de renforcer notre score pour peser davantage dans la prochaine majorité.

Prêt à repartir avec les mêmes partis ?

Oui. Mais nous n’avons pas d’exclusives. Nous sommes prêts à repartir avec tous ceux qui nous permettront de faire passer un maximum de nos projets et qui seront prêts à défendre avec nous le cadre de vie à Écaussinnes. Résister à la pression immobilière sera le grand enjeu de cette prochaine mandature. C’est pourquoi nous voulons proposer une charte aux promoteurs.

Dans vos projets, il y a aussi une meilleure place à accorder aux piétons et aux cyclistes. Ce n’était pas faisable durant cette mandature où Ecolo gérait la mobilité ?

Il faut se rendre compte qu’à Écaussinnes, nous sommes partis de zéro. Il n’y avait pas de politique de mobilité. C’est donc un travail qui a dû se faire durant cette mandature. Il a permis notamment la mise en place des liaisons cyclables et d’une véritable coordination entre les échevinats des Travaux et de la Mobilité. Mais il va falloir aller plus loin lors de la prochaine mandature. Ce n’est pas normal de devoir renoncer à aller à l’école à vélo dans un village comme Écaussinnes.

Aménagements des trottoirs, réhabilitation de l’église du Sacré-Cœur, développement de la Maison des Solidarités, etc. Tout est finançable dans votre programme ?

Oui, nous avons veillé à faire des propositions concrètes qui ne se limitent pas à des effets d’annonce. Pour l’église du Sacré-Cœur par exemple, il était prévu à un moment de la raser. Puis d’en faire un centre culturel. Nous avons une proposition intermédiaire qui est réaliste et qui respecte le patrimoine. Nous voulons en faire une halle couverte. Ce sera l’occasion de favoriser les producteurs locaux.

La fiscalité est particulièrement basse à Écaussinnes. Certains partis mettent un point d’honneur à ne pas y toucher. C’est votre cas ?

Nous n’avons pas fait de promesses explicites sur ça, mais nous n’avons pas prévu de l’augmenter non plus. C’est une option qui peut être étudiée pour équilibrer le budget, quand les estimations qui nous parviennent au compte-gouttes sont en deçà des prévisions. Mais nous sommes toujours bons à ce niveau-là.