Hainaut La campagne électorale compte son lot de coups bas

La campagne est lancée, les candidats aux élections disposent d’espaces réservés pour exposer leur trombine et les affiches parsèment le décor pour quelques mois. Si l’objectif est de récolter un maximum de voix, certains candidats constituent malgré eux des muses pour des artistes particuliers.

Le gribouillage d’affiches est ainsi un sport récurrent, il revient à chaque élection. Mais les candidats victimes de cet art aussi contemporain que low-cost le prennent avec philosophie. Quand Luc Gaudier, candidat Défi pour les provinciales, voit poindre une moustache impromptue, il ne se laisse pas désarmer. "J’ai de la bonne colle"", réagit l’Estinnois. Idem pour Ludivine Papleux qui constate la dégradation d’une affiche. "En tant qu’échevine du Bien-être animale, je suis ravie d’avoir été grimée en chat", sourit la Brainoise.

Ca reste bon enfant. "Il y a un certain respect entre les partis", confirme Xavier Dupont, bourgmestre d’Ecaussinnes. "On sait l’impact que ça peut avoir au niveau des dépenses et de l’impact environnemental. Ca ne dépasse pas le stade des dessinateurs du dimanche."

La liste En Marche pour Écaussinnes a pourtant eu moins de chances. Trois de ses bâches ont disparu. "Nous avons disposé une quinzaine de bâches dans la commune. Ce sont des bâches thématiques qui portent sur des idées de notre programme", indique Fabien Palmans, échevin sortant et tête de liste. "On ne sait pas qui c’est évidemment. Mais ce qui est interpellant, c’est que ce sont les trois bâches sur lesquelles nous défendions le maintien de l’IPP à 6 %."

Pour cette liste d’ouverture composée en partie de libéraux, la fiscalité est un cheval de bataille prioritaire. Au point de déranger des Écaussinnois qui voudraient payer plus de taxes ? "Nous avons des bâches sur le patrimoine ou la culture, mais on n’y a pas touché. Au-delà de la dépense, une cinquantaine d’euros par bâche, c’est un moyen de communication qu’on nous retire. Mais on va monter au créneau pour se faire entendre", conclut Fabien Palmans.