En guerre contre les incivilités

Grégoire Lalieu Publié le - Mis à jour le

Hainaut

Si vous jetez un mégot par terre ou laissez votre toutou se soulager sur les trottoirs de notre belle ville, il pourra désormais vous en coûter cher. La cellule de la Ville de Mons chargée de lutter contre les incivilités vient de passer sous la direction opérationnelle de la police.

Composée au départ de personnel communal, la cellule se voit donc dotée d’un bras armé. L’objectif étant de pouvoir sanctionner plus efficacement les infractions.

"Tout citoyen qui jette son mégot doit maintenant savoir qu’il aura affaire à la justice", avertit Marc Darville, échevin du Cadre de vie. Vous vous souvenez peut-être d’un temps où les plus récalcitrants entassaient les amendes de stationnement dans la boîte à gants sans y donner suite. Depuis, la cellule horodateurs a acquis les moyens de poursuivre les allergiques au parcmètre.

La Ville transpose maintenant la même opération sur le terrain de la propreté avec la Cellule de répression des incivilités.

"Le terme est un peu hard", confesse le bourgmestre, Marc Barvais. "Mais nous voulions marquer les esprits. Le but n’est pas de faire du chiffre avec les amendes mais de changer les mentalités."

Estimant que tout avait été fait en matière de prévention, le bourgmestre montois compte sur la répression pour dissuader les plus inciviques d’entre nous. Son rêve ? Certaines villes flamandes ou britanniques. La pression sociale y est telle que l’on ose difficilement jeter un papier par terre. Le regard réprobateur des passants suffit à décourager les pollueurs les plus intrépides. Le bourgmestre cherche donc l’adhésion de la population. La mobilisation des citoyens est indispensable pour faire de Mons une ville propre.

"Nous répondons à la demande des Montois soucieux de vivre dans une ville propre. À celle des commerçants qui veulent un cadre attractif. Ainsi qu’aux préoccupations des ouvriers communaux chargés de la propreté. Certains sont vraiment découragés en voyant leur travail si peu respecté", conclut Marc Darville.

Reste à chaque Montois à réveiller le Monsieur Propre qui sommeille en lui.

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