Hainaut La présidente du CPAS se retire de la liste PS suite à une plainte résultant d’un commentaire sur le Net

Que ce soit dans le cadre d’une activité politique ou professionnelle, exposer ses opinions et formuler des critiques sur les réseaux sociaux ne sont pas sans risque.

Certains messages postés sur Facebook peuvent mener tout droit à un licenciement ou prendre des tournures inattendues comme cela vient de se produire dans le cadre de la campagne électorale à Chièvres.

Alors qu’elle occupait la 2e place, l’actuelle présidente du CPAS vient d’annoncer son retrait de la liste PS.

Un commentaire publié sur Facebook par un membre de la famille de Marie-Claude Leroy n’a visiblement pas plu à une autre personne figurant sur la même liste, laquelle est allée jusqu’à déposer plainte contre ce proche de l’ex-candidate socialiste.

Cette dernière et une troisième personne bien connue dans la cité des Aviateurs sont également visées par une plainte.

"Entre collèges, j’assume parfaitement les critiques, les jalousies, voire les coups bas, mais que l’on s’attaque à quelqu’un de mon entourage, je ne suis pas en mesure de l’accepter. Avant de porter plainte, on prône le dialogue. À plusieurs reprises, j’ai moi-même subi des critiques par rapport à mes fonctions politiques. J’ai toujours fait en sorte de passer au-dessus et de les mettre à profit pour me remettre en question", affirme Mme Leroy

Notre interlocutrice comprend d’autant plus difficilement que l’on en soit arrivé là qu’aucun nom, assure-t-elle, n’a été mentionné dans le post qui a mis le feu aux poudres. "Je pars la tête haute. J’ai reçu des dizaines de messages de soutien me confortant dans l’idée que j’ai pris la bonne décision. Exercer un mandat quand on est une femme est loin d’être une partie de plaisir. En politique, l’hypocrisie est une qualité que je n’ai pas".

L’USC a acté la démission de M-C Leroy, qui siègera néanmoins jusqu’à la fin de la législature.

À la tête de la liste PS, l’actuel bourgmestre déplore ces problèmes relationnels qui ont conduit au départ de celle qui le suivait dans l’ordre de répartition. "Le PS reste malgré tout fort et uni", affirme Olivier Hartiel.

En cas de victoire en octobre prochain, l’intéressé entend convaincre les futurs élus, tous partis confondus, de voter une charte du respect afin d’éviter à l’avenir des dérapages de ce genre sur la toile.