Hainaut Le MR, via Georges-Louis Bouchez, et Écolo, via Charlotte De Jaer, ont publié une lettre ouverte ce mercredi soir, à l'intention des administrateurs du Plaza qui se réunissent ce soir.

Une manière de mettre la pression et de réitérer leur demande d'écarter André Ceuterick, le délégué général du Festival international du film d'amour (FIFA) de Mons, accusé de harcelement par des membres du personnel.


Voici le contenu de leur lettre ouverte:


Madame et Messieurs les administrateurs,

Nous ne somme malheureusement pas des vôtres ce soir puisqu’aucune personne de notre couleur politique ne fait partie du conseil d’administration malgré que la pluralité politique soit de mise dans les institutions culturelles subsidiées. Nous envisageons de prendre contact avec le pacte culturel pour y remédier mais ce n’est pas l’objet de notre courrier.
Ce courrier fait suite aux accusations de harcèlement et de comportements inappropriés de la part de l’administrateur délégué du Plaza Art ainsi que du courrier anonyme qui aurait été écrit par des travailleurs du Plaza Art et du FIFA et qui fait écho de conditions de travail difficiles sur le plan relationnel.

Il y a lieu dans cette affaire, en tant qu’employeur, d’agir avec la plus grande prudence concernant ce dossier et en conformité avec la loi du bien être au travail.
Tout d’abord, il semblerait que le Plaza Art ne dispose pas d’un conseiller interne en prévention. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il s’agit pourtant d’une mesure importante en matière de bien être au travail et de prévention, notamment en matière de harcèlement.
En l’absence de ce conseiller en prévention, nous demandons au Conseil d’administration de faire appel au service de Contrôle du bien être au travail afin de réaliser un audit global de l’ensemble des travailleurs.

Afin d’agir avec sérieux et sérénité, il nous semble important d’écarter préventivement Monsieur Ceuterick de ses fonctions d’administrateur délégué. Quelle que soit l’issue de l’audit sur le bien être au travail, cet écartement sera bénéfique.
Si l’audit ne relève rien d’anormal dans les conditions de travail, il serait dommage que l’on puisse émettre le moindre doute quand à la véracité des dires des travailleurs au vu des bruits, relayés par la presse de ce jour et en l'occurence la DH, de pression de l’administrateur délégué à l’égard du personnel.

Par contre, si l’audit relève des conditions de travail difficile, des propos déplacé voir du harcelement moral, le Conseil d’administration pourrait être accusé d’avoir manqué à ses obligations compte tenu qu’il avait été informé de certains faits.
Par ailleurs, c'est au Conseil d'Administration de prendre ses responsabilités face à ce climat délétère, ainsi qu'aux institutions subsidiantes qui ne peuvent se contenter de ce silence irresponsable compte tenu de l'enjeu pour les travailleurs mais aussi pour les structures concernées.
En conséquence, il l'heure, comme le veut la formule d'usage au cinéma, de passer à l'action de manière raisonnable et respectueuse des personnes.
Veuillez croire, Madame et Messieurs les administrateurs, à notre disponibilité afin de participer à la solution de ce qui apparait de plus en plus comme un problème.