Hainaut Deux employés voient leur licenciement pour faute grave annulé.

Bonne nouvelle pour les deux travailleurs licenciés pour faute grave au sein de l’entreprise Rubbergreen, située à Frameries et spécialisée dans la production d’isolant acoustique à base de caoutchouc recyclé. Ce vendredi matin, la FGTB, qui avait menacé d’organiser une action hier matin devant l’usine, et la direction ont trouvé un terrain d’entente : le motif grave est abandonné, ce qui permet aux deux ouvriers d’entrer dans une procédure de licenciement classique, avec le paiement des indemnités de rupture.

Victoire pour le syndicat

Une première victoire pour le syndicat, appelé à la rescousse par les travailleurs qui ne disposent pas de délégation syndicale. "La menace de notre action, prévue ce vendredi matin si rien ne bougeait, a pesé lourd dans la balance", explique Frédéric Michel, secrétaire régional. "Je pense qu’il y a eu un déclic. Juridiquement, nous étions très à l’aise, tant sur le fond que sur la forme. Il n’était pas question pour nous d’accepter la situation, d’abandonner le personnel."

Et d’ajouter : "Nous aurions pu nous mettre autour de la table plus tôt, renouer le dialogue et éviter d’en arriver là. Mais nous ne retiendrons que le positif, à savoir l’abandon du motif grave. Les travailleurs concernés, qui ne souhaitaient pas réintégrer l’entreprise après une telle rupture de confiance, se sont dit très soulagés de ne pas entrer dans de longues procédures et heureux de la solidarité qui s’est organisée autour d’eux."

Depuis quelques mois déjà, le climat social au sein de la PME semble tendu. Les travailleurs se sont dit sous pression permanente et contraints d’accepter de travailler les nuits et/ou les week-ends alors que leurs contrats de travail ne prévoient que des prestations en semaine et en journée.

Eviter le blocage

Ce volet de la problématique n’a pas encore pu être discuté avec la direction. "Mélanger les dossiers provoque souvent un blocage de la situation et c’est ce que nous souhaitions éviter. Notre objectif était de revenir sur le licenciement pour faute grave. Cet aspect sera prochainement clôturé, ce qui nous permettra de poursuivre les discussions sur d’autres points." A l’heure d’écrire ces lignes, il ne nous avait pas encore été possible de joindre la direction.