Hainaut

Le véhicule est doté de caméras embarquées

Dans la Cité des Loups (comme ailleurs), la mobilité est un éternel débat. Et depuis quelques jours sur la toile, ce sont les messages de mécontentement qui pleuvent. En cause, l’apparition de la Scancar, une voiture dont le système de caméra embarquée permet de mieux contrôler le respect des législations en vigueur de matière de stationnement.

Concrètement, le véhicule sillonne les rues de l’entité et permet de communiquer une cartographie numérique de l’occupation des places de stationnement. Les images de haute qualité peuvent être utilisées pour garantir les preuves du constat du véhicule en infraction. Le système a fait ses preuves en Belgique et possède une fiabilité de 98% en roulant à une vitesse variant de 30 à 50 km/heure sur une distance d’un à cinq mètres entre la Scancar et le véhicule stationné, même si l’espace avec d’autres véhicules est réduit.

L’outil est utilisé pour toutes les zones de stationnement, qu’elles soient payantes, libres ou en zones bleues. « La voiture nous permet d’assurer un meilleur contrôle du stationnement, au sens large du terme et ainsi veiller à une certaine rotation, qui reste bien nécessaire en centre-ville ! », insiste Jean Godin (PS), actuel échevin de la mobilité. « La Scancar se contente de faire respecter la loi, rien de plus, rien de moins. Elle est utilisée depuis près d'un an déjà à Charleroi. »

Si les automobilistes pestent, c’est parce qu’ils estiment qu’une fois encore, on touche à leur portefeuille tout en condamnant les commerces du centre-ville, déjà en grande difficulté. « La politique menée à La Louvière en matière de stationnement est adaptée et surtout, abordable pour tous. Il suffit d’accepter de marcher un peu. Entre les emplacements Shop&Go et les parkings gratuits situés en périphérie, parfois à quelques pas seulement du centre,… »

La Scancar est utilisée depuis quelques semaines déjà. Jusqu’ici, l’échevin compétent n’a pas obtenu de chiffres concrets. Mais il reste convaincu du bien fondé de cette nouvelle technologie, qui s’intègre dans la politique stratégique 2013-2018 visant à valoriser la gestion dynamique des parkings. In fine, ce sont bien les piétons et les modes de circulation doux qui seront favorisés.