Hainaut

Si l’Elnon est un ruisseau d’apparence tranquille, il peut, comme ce fut le cas en juillet 2005, sortir de son lit en cas de fortes pluies et inonder les hameaux qu’il traverse. A Rumes et à Brunehaut en Belgique, mais aussi dans une douzaine de communes françaises environnant l’eau de l’Elnon. Pour limiter au maximum ce risque d’inondations, les différentes entités ont commencé par se rejeter la responsabilité, avant d’intervenir chacune de leur côté. Elles se sont finalement rendu compte que l’idéal serait d’adopter un projet d’aménagement transfrontalier identique.

C’est désormais chose faite puisque toutes les communes traversées par le cours d’eau ont décidé qu’elles réfléchiraient désormais ensemble à la meilleure manière de gérer le cours d’eau. " C’est une excellente chose puisque le débordement de l’Elnon est généralement prévisible et qu’en étudiant les origines des caprices du ruisseau, nous serons en mesure de maîtriser ou d’au moins réduire l’impact d’éventuels futurs débordements , confie le bourgmestre de Rumes, Michel Casterman (CDH). J’espère ne plus jamais voir les habitants du Bas Préau avec les pieds dans l’eau."

Les communes se sont donc inscrites dans le Contrat de rivière Escaut-Lys , lancé par le Parc naturel des plaines de l’Escaut. " La démarche me plaît beaucoup parce que, contrairement à ce qui se faisait jusqu’à présent, elle est coordonnée, globale et réfléchie , poursuit Michel Casterman. L’autre avantage, c’est que la phase d’étude du bassin-versant, déjà en cours, prévoit des approches hydrauliques, hydromorphologiques et écologiques des abords du ruisseau ."

La phase d’étude du terrain durera jusqu’à la fin de cette année 2010.

Quant aux premiers travaux d’aménagement, ils devraient donc commencer l’année prochaine.

Par ailleurs, il faut noter que pas moins de 84 750 euros seront investis dans ce projet.