Hainaut

Ce jeudi matin l’échevin de l’Environnement Cyprien Devilers et Olivier Draguet, directeur Ecologie urbaine et propreté, étaient présents pour constater les travaux de déblaiement de détritus entreposés dans une rangée de garages à la chaussée de Courcelles à Gosselies.

Depuis de longs mois, les riverains étaient importunés par des dépôts de sacs remplis de denrées alimentaires, notamment.

Wanty mandaté pour éliminer les déchets

Des centaines de sacs provenant de la région de Bruxelles-Capitale. Dans certains garages, il y avait des journaux de type toutes-boîtes publicitaires jamais distribués. S’il a fallu attendre aussi longtemps c’est parce que les détritus étaient stockés sur un terrain privé rendant ainsi toute action spontanée de la Ville impossible.

Malgré cette impuissance, il existe une procédure permettant aux autorités communales d’intervenir. Une plainte doit d’abord être déposée à l’administration. Celle-ci doit dépêcher sur place un agent constatateur pour établir à qui revient le devoir de faire place nette. Dans le cas présent, la situation était d’autant plus compliquée qu’il s’agissait d’une succession, car le propriétaire était décédé.

Sans personne vers qui se tourner. Les autorités communales ont pris un arrêté promulguant une mesure d’office. Suivant cette procédure, la Ville peut intervenir à loisir et faire dégager les détritus par une société choisie d’après la loi sur les appels d’offres.

C’est Wanty qui a été mandatée pour éliminer les déchets. La société aura ramassé près de 60 m3.

Le coût de l’opération est estimé à 23 000 euros. Cette somme est totalement pris en charge par la Ville dans son budget de 180 000 euros consacré à ce type de ramassage. Le citoyen ne devra donc rien débourser.

Après enquête, ce sont les descendants du défunt qui auront la surprise de découvrir la note au moment de la succession.

S’ils ignorent qu’une telle somme leur est déjà imputée, ils réfléchiront à deux fois avant d’accepter. Dans le cas de refus de succession les garages seront mis en vente publique pour rembourser la dette. La Ville de Charleroi a déjà réussi à récupérer 43 000 euros quand elle déblayé les détritus de la piscine Solvay. Un autre chantier avait également été nettoyé à l’avenue Meurée à Marcinelle.