Hainaut

C’était un début de journée un peu particulier, ce mercredi, pour les classes de 5e et 6e années primaires de l’école communale d’Hornu. Grâce à la présence du Fédéral Truck sur le site EpiCURA d’Hornu, les enfants ont pu assister à une séance d’informations autour du don d’organes.

Un sujet qui n’est de prime abord pas simple à aborder mais qui revêt une importance capitale : depuis le début des années 2000, le nombre de donneurs tend à diminuer alors que les listes d’attente s’allongent.

Pas question cependant d’amener le sujet de façon brutale. "Ce n’est pas un sujet facile, on parle de la mort, ce que l’on souhaiterait pour soi après notre décès… Mais je tente d’aborder tout cela de la façon la plus sympa et ludique possible", explique Isabelle Senepart, coordinatrice de la campagne Belnodor. "Nous sommes tous concernés car si chacun peut être donneur, nous pouvons aussi être un jour receveur."

Des échanges ludiques

Grâce aux échanges et à travers le jeu, les tabous sont vite levés. "Les enfants ont cette capacité à dédramatiser la mort. Nous ne voulons influencer personne. Notre objectif, c’est que les enfants amènent le débat à la maison." Ce mercredi, les enseignants étaient les premiers surpris par le déroulement de la séance et l’enthousiasme des enfants.

"En Belgique, la loi est basée sur le consentement présumé. Ce n’est pas tant la loi qui fait peur mais la réalité de mort cérébrale et tout ce qu’il y a autour. Il est important de pouvoir mettre des mots, d’obtenir des réponses à ses interrogations… Nous sillonnons toute la Belgique et répondons aux invitations des administrations communales, des écoles, des hôpitaux pour que l’information passe." Ce week-end, le Fédéral Truck partira d’ailleurs à la rencontre du grand public sur le site de Mon’s Libre.

De nombreuses actions de sensibilisation

Pour EpiCURA, qui accueillait pour la première fois l’activité, la démarche fait sens. "C’est une continuité dans l’engagement que nous avons pris par rapport au don d’organes et à la sensibilisation de la population à ce geste", souligne Shahram Mashayekhi, médecin réanimateur et chef du service de soins intensifs.

"Si la réflexion a déjà été menée par la personne dont l’état de santé est grave, les choses sont plus simples : de notre côté, nous gagnons du temps et évitons de perdre des organes qui auraient pu profiter à d’autres. Pour la famille, la responsabilité n’est plus à prendre." En octobre dernier, à l’occasion de la Journée mondiale du don d’organe et de la greffe, une action de sensibilisation avait déjà été menée sur le site hospitalier.