Hainaut L’ASBL Conseil cynégétique du pays des Collines a formulé une demande auprès de la Région wallonne.

La population de chevreuils augmente dans la région du pays des Collines et du pays Vert. La situation est telle que l’ASBL Conseil cynégétique du pays des Collines a formulé une demande auprès de la Région wallonne afin d’éviter que ces animaux ne se retrouvent sur l’autoroute A8 Tournai-Bruxelles.

"La population de chevreuils se développe incroyablement bien dans la région car les animaux y vivent dans un excellent biotope", explique Quentin Brunelle, secrétaire de l’ASBL. "Quand les chevreuils se reproduisent, ils vont chercher de nouveaux territoires et ils sont amenés à traverser l’autoroute. Nous constatons d’ailleurs pas mal d’accidents sur l’autoroute à hauteur du Bois du Carmois à Houtaing. Pas d’accidents graves encore à déplorer, fort heureusement."

Et à hauteur du bois du Carmois se trouve un tunnel au-dessus duquel une route de campagne, peu fréquentée, relie Houtaing à Frasnes. "Le gibier passe déjà régulièrement par ce chemin. Une clôture d’un ou de deux kilomètres en amont et en aval de ce tunnel pourrait agir comme un entonnoir et amener les chevreuils à prendre la petite route au-dessus du tunnel au lieu de se retrouver sur l’autoroute", indique le secrétaire de l’association.

Pour l’ASBL, il ne s’agit donc pas seulement de protéger les chevreuils, mais également les automobilistes. "En France, ils ont créé des ponts à gibier. Ce qui est très coûteux. Dans le cas du bois du Carmois à Houtaing, l’intervention serait bien moins onéreuse", glisse Quentin Brunelle.

L’automobiliste doit adapter sa vitesse

La demande de l’association a été formulée auprès de la Région wallonne et du ministre de la Mobilité, Maxime Prévot (CDH).

Interpellé par le député wallon Jean-Pierre Denis (PS) à ce sujet, Maxime Prévot n’a pas rejeté la demande. Il glisse toutefois qu’il n’est pas question de généraliser ces clôtures.

Et d’ajouter : "La jurisprudence considère généralement qu’il appartient à l’automobiliste d’adapter sa vitesse lorsqu’il se situe dans une région giboyeuse. Il en ressort que la responsabilité du gestionnaire de la voirie n’est pas engagée dans les accidents avec collision de gibier."

Maxime Prévot a demandé un rapport à son administration. Il prendra ensuite une décision, qui se basera notamment sur les recommandations du département Nature et Forêts.