Hainaut

Le royal cabaret wallon baséclois ne pouvait pas passer à côté des élections. Avec Basèqu' vote pou l’Diôle, les représentants de la troupe vont s’en donner à cœur joie. Créé au moment de l’Expo 58, le cabaret a connu ses moments de gloire ainsi que des périodes de transition. Après quasiment une décennie sans voix, il renaissait il y a trois ans. "Nous proposons une revue en deux actes et nous collaborons avec la brasserie des Carrières dans le cadre de la fête de la Diôle, souligne Frédéric Mauroy, membre de la troupe. Comme la brasserie fait l’objet de travaux d’extension cette année, nous avons dû changer de site."

C’est avec le cœur fendu mais toujours une bonne dose d’humour que le cabaret établira ses pénates au centre culturel de… Quevaucamps pour deux représentations prévues ces vendredi 14 et samedi 15 septembre.

Bernard Destrebecq écrit la plupart des textes tandis que les chansons constituent un pot-pourri d’anciens et de nouveaux morceaux. "Nous nous sommes plongés dans l’ambiance des élections, depuis le couloir d’attente jusqu’au reste, à découvrir, indique Bernard Destrebecq. Nous évitons de citer des noms mais les candidats seront contents qu’on parle d’eux. Le but est de faire passer un bon moment aux spectateurs, sans être grossiers. J’écris une trame et chacun vient y mettre sa patte. "

Frédéric Mauroy interrompt son compère. "Si nous avons des problèmes, c’est Bernard le seul responsable. Il prend tout sur lui, dit-il en souriant. Plus sérieusement, notre objectif est de perpétuer le patois de Basècles. En tant qu’architecte, il m’arrivait de parler souvent patois sur les chantiers il y a une dizaine d’années encore. Maintenant, c’est plus rare. "

Le cabaret s’évertue à préserver l’esprit de clocher, même si le groupe n’est pas intolérant. La preuve avec ce déménagement vers Quevaucamps. Pour les candidats aussi, ça risque de déménager !