Hainaut Un déploiement de grande envergure a permis de mettre la main sur un vaste réseau mafieux hennuyer, dont les ramifications s'étendaient jusque dans le Namurois et dans la province du Luxembourg.

290 policiers et membres de différentes services (PJF, douane, maîtres-chiens drogues, service en charge de la fausse monnaie et les polices locales) ont été engagés dans cette opération, comme le révèle ce vendredi la RTBF.

Que ce soit dans la région de Tournai, à Péruwelz, les Hauts-Pays, le Borinage, à Mons mais aussi dans la région namuroise et à Marche-en Famenne et Izel (en province du Luxembourg), 47 perquisitions ont eu lieu en cette fin avril dans le cadre d'un dossier pris en charge par un juge d'instruction montois.

Drogue et armes saisies

Cette opération longue de quatre jours a permis de procéder à l'interpellation de 31 personnes impliquées dans une organisation criminelle, dont des liens ténus avec les mafias albanaise (plantations de cannabis) et italienne (fausse monnaie) sont avérés, selon nos confrères du service public.

Sur ces 31 interpellations, onze personnes ont été placées sous mandat d'arrêt, d'autres ont été libérées ou inculpées.

Outre des moyens humains, les forces de l'ordre ont aussi mis la main sur du matériel relativement important. 25 kilos de cannabis et 35.000 euros en liquide ont été saisis, au même titre que des plants de cannabis, cinq véhicules, des armes de type riot gun, des revolvers et des 357 magnum, des pistolets et des documents de comptabilités de sociétés permettant le blanchiment d'argent.

"Cette affaire porte réellement sur la polycriminalité, du trafic de stupéfiant, de la culture de cannabis, au trafic de fausse monnaie en par l'exploitation de la prostitution", a indiqué le Procureur du Roi de Mons, Christian Henry. "Au niveau du trafic des stupéfiants, il y a eu participation de mafias étrangères associées - notamment les clans mafieux albanais installés en Belgique- qui reviennent à l'avant-plan dans le contrôle de plantations de cannabis, notamment dans notre pays. Pour la fausse monnaie, c'est la mafia strictement italienne qui y est associée. Les plus grands spécialistes en la manière se trouvent en effet en Italie. Ainsi, les falsifications de billets de 100 euros proviennent essentiellement de la 'camorra' napolitaine. Les individus placés sous mandat travaillaient avec des sociétés écrans qui leur permettaient de réinvestir et de profiter des bénéfices."


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