Hainaut  Jacqueline Galant entend aussi équiper la commune du dispositif.

Il y a de cela quelques jours en séance du Parlement wallon, la députée-bourgmestre Jacqueline Galant (MR) de Jurbise interrogeait le ministre Carlo Di Antonio (CDH) sur les radars tronçons en Wallonie. En effet, le gouvernement wallon a récemment décidé d’élargir les outils de contrôle de la vitesse en encourageant l’installation de radars tronçons sur son territoire.

Pour rappel, en Wallonie, 30 % des accidents mortels sont provoqués par une vitesse excessive. "La particularité de ces radars tronçons est de pouvoir contrôler la vitesse sur une section de route plutôt que sur un point précis, ce qui permet de sécuriser une portion plus importante et encourager la diminution de la vitesse", rappelle Jacqueline Galant. Une enveloppe de sept millions d’euros a été dégagée pour qu’à terme une quarantaine de radars puissent être déployés en Wallonie.

Éviter les plateaux ralentisseurs

La députée a souhaité savoir si le plan radars tronçons allait aussi intégrer le territoire de Mons-Borinage et notamment les nombreuses voiries communales soumises à des vitesses excessives. "Le ministre a répondu que la première phase concernait l’installation de radars tronçons sur les voiries régionales mais qu’une subsidiation régionale pouvait également s’envisager pour les voiries communales ayant de fortes connexions avec certaines voiries régionales."

Ces radars tronçons sont accessibles aux différents opérateurs chargés du contrôle de la vitesse en Wallonie dont les zones de police locale pour les voiries communales. "J’interpellerai la zone de police dans ce sens et dans l’opportunité d’investir dans des radars tronçons en attendant que des subsides régionaux complémentaires soient disponibles. Ces radars tronçons seraient une solution pour les longues voiries communales afin d’éviter les infrastructures comme les plateaux ralentisseurs."

Jacqueline Galant a déjà ciblé quelques sites sur sa commune qui pourraient bénéficier de ces équipements. Par exemple : le chemin du Prince, la rue d’Erbisoeul, la chaussée Brunehault, la rue des Masnuy, la rue de Francquegnies, la rue de la Centenaire, la rue Grande, la rue des Juifs…

"Autant de rues qui forment de très longues artères sur lesquelles certains automobilistes ont le pied trop lourd." Question timing, selon Jacqueline Galant, "ce projet est déjà un dossier qui pourra être défendu au lendemain des élections communales".