Hainaut Jean-François Guillin dresse le bilan de cette sixième édition du Ronquières Festival. Entretien Grégoire Lalieu

Ce week-end, quelque 36 000 festivaliers ont défilé à l’ombre du plan incliné pour la sixième édition du Ronquières Festival. Nous avons rencontré Jean-François Guillin, l’un des organisateurs de l’événement, dimanche après-midi pour tirer un premier bilan d’une édition riche de nouveautés.

Pour la première fois, le Ronquières Festival s’est déroulé sans cash. Vous êtes satisfait du nouveau mode de paiement ?

Ça a bien fonctionné dans l’ensemble. C’était un gros investissement et c’est la première fois que ce système était testé à une aussi grande échelle. Nous avons par moments quelques petits soucis techniques pour le lancement. Par exemple, on a remarqué que le système ramait samedi après-midi. Heureusement, nous avons pu vite identifier le problème : le DJ de House of Pain utilisait le même réseau WiFi que notre système de paiement. Au final, le bilan est positif.

Le but était de réduire les files d’attente ?

Oui, mais pas seulement. C’est plus pratique pour les festivaliers qui ne s’encombrent pas de tickets et qui peuvent recharger leur carte à une borne ou avec leur smartphone. C’est plus facile pour nous aussi dans la manière de travailler. Et comme tout est informatisé, ça nous permet de voir aussi quels bars fonctionnent le mieux. Ça peut nous aider pour la disposition l’année prochaine par exemple.

Autre nouveauté, les deux entrées. Quel bilan tirez-vous de ce nouveau dispositif ?

Tous les retours que j’ai eus des festivaliers étaient positifs. C’était plus fluide. Pour les campeurs, le trajet était moins long pour arriver sur le site. Evidemment, pour nous, c’est plus compliqué car il faut multiplier par deux le système et le personnel de sécurité. Mais le jeu en vaut la chandelle.

Le site était un peu plus grand aussi…

Oui, le fait de passer à deux entrées nous a permis de gagner un hectare de terrain. On ne l’a pas fait pour accueillir plus de monde ou plus de food-trucks. Mais nous avons adopté une disposition différente pour offrir plus de confort. Avec notamment un nouvel espace de détente composé de bancs et de transats en bois. C’est le collectif A Cœur Space qui est derrière ça. Avec des personnes en difficulté, ils recyclent des matériaux. Il y a donc un côté social, écologique et humain qui nous plaît beaucoup.

Quel bilan général tirez-vous de cette sixième édition ?

Pour le moment, ça se passe très bien. Les changements s’avèrent positifs. Les festivaliers ont répondu présents pour une belle affiche. Et nous n’avons pas eu de gros problèmes de sécurité.