L’ardoise du manque à gagner

D. A. Publié le - Mis à jour le

Hainaut

Les dommages exposés par le Foyer marcinellois dans le chef de l’ancien président, Lucien Cariat, et l’ex secrétaire, Bernard Van Dyck, viennent de faire l’objet d’un décompte précis.

L’avocat de la société de logements publics, Jean Bourtembourg, en a informé les administrateurs convoqués en séance mardi soir. Il distingue quatre catégories de dommages et en établit le calcul : d’abord, la liste des dépenses privées mises à charge de la société de logement et des rémunérations accordées sous forme de frais de déplacements, indemnités et frais de représentation.

C’est là que la note est la plus salée : près de 70000 €, essentiellement payés en déplacements. Si Lucien Cariat et Bernard Van Dyck en ont empoché près de la moitié, trois autres bénéficiaires se sont partagé le reste : le fils du président Cariat et deux proches qui n’exerçaient pas d’activité justifiée pour le foyer.

Ni justificatifs, ni décision du conseil d’administration, ni approbation de la tutelle, ces défraiements semblent avoir échappé à tout contrôle démocratique, comme le remboursement de frais exposés lors d’un voyage en Italie et pour l’achat d’une vignette d’autoroute suisse.

Deuxième catégorie de dommage : la location d’appartements sociaux au mépris des dispositions légales en vigueur en Wallonie. C’est ainsi que des amis ont bénéficié de la mise à disposition de biens auxquels ils n’avaient théoriquement pas droit. Pour des loyers dérisoires, autour de 250 € par mois. Le manque à gagner par rapport aux loyers du marché a été estimé : près de 5000 € au total.

Trois : des travaux ont été effectués au profit d’une série de locataires qui n’ont jamais reçu de facture. Il s’agissait ou bien d’ex-joueurs du club de futsal Action 21, ou bien de "connaissances" des dirigeants. Là, l’avocat chiffre le préjudice à un peu plus de 6000 €.

Des recherches complémentaires s’imposent afin de déterminer le montant exact. Enfin, dernier poste, les dommages moraux pour atteinte à la réputation et à l’honneur du foyer. Me Bourtembourg suggère de limiter la réparation à un montant symbolique de 1 €.

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