Hainaut Auditionnée longuement, la Fondation Mons 2025 ne compte pas changer ses plans.

Cinq heures d’audition devant une commission parlementaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles laissent des traces. La semaine dernière, le député Olivier Destrebcq (MR) et Georges-Louis Bouchez (MR) dézinguaient, à nouveau, l’effet économique de Mons 2015, capitale européenne de la culture suite à cette audition. Redéfinir la stratégie avant d’envisager la pérennisation de cette politique culturelle dans des biennales, telle était la réclamation majeure des libéraux.

Climat politique électrique

Sauf qu’au niveau de la Fondation Mons 2025, on s’active déjà depuis la fin de l’aventure Mons 2015. Faire marche arrière n’est pas à l’ordre du jour et ce, malgré le climat politique électrique dans la Cité du Doudou. "Mons est citée comme un exemple de réussite pour une ville moyenne ayant été capitale européenne de la culture. Cette réussite est attribuée à une excellente préparation, à un excellent programme qui rencontrait les objectifs européens et un budget maîtrisé. Parmi les bémols, c’est la préparation de l’après-Mons 2015 qui a été soulignée", expliquent Anne-Sophie Charles (secrétaire général de la Fondation) et Philippe Degeneffe (commissaire/directeur général Mars).

Effet à long terme

Sur le plan politique, quantifier l’effet économique fait l’objet de discorde. Reste qu’un héritage d’un peu plus de 6 millions d’euros est disponible pour rebondir en biennale (dès 2018) sur l’opération culturelle. "Nous nous sommes organisés pour qu’il n’y ait pas de déficit mais nous ne pouvions pas anticiper le budget qu’il resterait" , ajoute la Fondation.

Remettre en question l’intérêt d’organiser ou non une biennale est d’une certaine manière déjà obsolète. "C’est tout à fait désagréable et crée un contexte de travail difficile", précise Anne-Sophie Charles. "On fait d’un travail culturel un enjeu politique. Or en faisant une biennale, nous ne faisons qu’appliquer une recommandation du Parlement européen qui insiste justement pour qu’il y ait des effets à long terme d’une capitale européenne de la culture."

Quant au programme proprement dit de cette biennale, peu d’informations filtrent. Une stratégie et des axes seront "prochainement" proposés au conseil d’administration de la Fondation Mons 2025.