Hainaut

La FGTB du Centre fait la moue. Leur sacro-saint droit de grève, garanti par la charte sociale européenne, est de plus en plus bafoué par les patrons dans les conflits sociaux.

Parmi les attaques en règle subies par les organisations syndicales figurent en première ligne les requêtes unilatérales, introduites notamment par la direction de Carrefour, lors des mouvements sociaux menés fin 2008. Par ces requêtes, introduites devant les tribunaux civils, une direction vise à "interdire tout acte direct ou indirect visant à empêcher ou à rendre difficile l’activité normale de l’entreprise". Des décisions accompagnées d’astreintes (1000 € par jour) et, comme cela a été constaté, de l’intervention d’huissiers, voire de la police. "Interdire le piquet, c’est rendre la grève sans objet", dénonce Michel Martelez, secrétaire régional de la FGTB Centre. "Il est hors de question que l’on se laisse faire, que les droits fondamentaux de nos travailleurs soient ainsi bafoués." C’est la raison pour laquelle l’organisation syndicale a introduit une action en tierce opposition devant le tribunal civil de Mons. Le jugement est prévu pour ce 25 février à 10h. La FGTB envisage des actions auprès des instances internationales si besoin est.