Hainaut La charpente métallique de l’ouvrage sera finalisée dans le courant avril

De fin 2018, on est passé à fin 2019 pour la mise en service de la future gare passerelle de la SNCB à Mons. Aujourd’hui, pour espérer la voir complètement terminée, il est préférable de tabler sur 2020. La saga de cette gare signée par l’architecte Calatrava peine à trouver son épilogue. Même si les travaux reprennent, lentement mais sûrement.

Où en est-on ? Toujours à la construction de la charpente métallique, qui au total pèsera 6 500 tonnes lorsque les auvents et les abris seront eux-mêmes installés. "Depuis quelques jours, l’avant-dernière phase de poussage de la structure est en cours", nous confirme Eurogare.

Question ferroviaire, tout est terminé. La structure de la charpente sera quant à elle terminée fin avril. "Il ne reste plus qu’une seule phase de poussage, ce sera la 6e et dernière pour la passerelle, qui est en ce moment à 76 % de sa construction." Ce qui sera une bonne chose, compte tenu du fait que ce gros œuvre conditionne tout le reste. Lorsque la galerie sera achevée, il faudra encore la couvrir et l’équiper. La couverture vitrée de l’ensemble, prévue dans le projet, ne peut évidemment pas se faire avant.

Question deniers publics, la facture a grimpé aussi depuis le début des années 2010. On est plutôt à 263 millions d’euros à charge de la SNCB. À cela, le bourgmestre rétorque régulièrement le coût des autres grandes gares du pays. Citons celle d’Anvers-Central (un peu lus de 800 millions d’euros) ou encore celle de Liège-Guillemins (près de 440 millions d’euros).

Le cap est désormais mis sur fin 2019 pour la mise en service de la passerelle. Les "finitions" qui consistent notamment à abriter les quais sont prévues début 2020. Tout comme pour la passerelle de 170 mètres, le travail sera phasé afin que le trafic ferroviaire n’en pâtisse trop.

Bref, c’est encore loin d’être gagné. "Oui, il y a beaucoup de retard", rec onnaît le bourgmestre Di Rupo. "Il y a aussi eu beaucoup de recours et la faillite d’une entreprise italienne qui nous ont fait perdre quelques années. On voit que les travaux ont repris et que le chantier avance. La construction de la passerelle métallique s’achève. Je suis convaincu que lorsqu’elle sera terminée, tout le monde sera très fier de la gare de Mons", conclut Elio Di Rupo.