Hainaut La Ville et la police locale vont faire appliquer la taxe communale de 500 euros.

Entreposer et laisser à l’abandon de vieux véhicules sur un terrain privé, c’est désormais terminé. C’est en tout cas ce qu’espèrent la Ville de La Louvière et la police locale, qui comptent intensifier la lutte contre les véhicules abandonnés. Une période de prévention vient d’être relancée, mais elle ne durera pas éternellement. Une fois la phase de répression entamée, les propriétaires s’exposent à une taxe communale annuelle de 500 euros.

Des terrains transformés

"Cette taxe existe depuis longtemps, il n’y a rien de nouveau en la matière. Mais nous souhaitons pousser le curseur un peu plus loin car nous constatons que le phénomène est plus important que ce dont nous avons aujourd’hui connaissance, explique le bourgmestre, Jacques Gobert (PS). En plusieurs endroits de l’entité, des terrains privés sont transformés en cimetière à ciel ouvert pour vieux véhicules."

Il ne s’agit évidemment pas de pénaliser un garagiste ou encore un collectionneur qui posséderait l’un ou l’autre véhicule ancêtre. Le règlement communal précise qu’est concerné "tout véhicule qui n’est plus ou ne peut plus être utilisé par son détenteur conformément à sa destination originelle ou dont le détenteur se défait, a l’intention ou l’obligation de se défaire. Tout véhicule qui ne dispose pas d’un certificat de contrôle technique valable. Tout véhicule non immatriculé".

Les objectifs

Les objectifs de cette campagne sont doubles. "Cette politique s’inscrit pleinement dans le cadre de BeLLe-ViLLe qui vise une amélioration du cadre de vie, un embellissement du territoire. C’est aussi une façon d’agir pour l’environnement puisqu’il n’est pas rare que le carburant et/ou l’huile de ces véhicules abandonnés polluent les sols." Exit donc les vieilles carcasses de voiture, la police veillera au grain.

"La première phase du plan d’action a été lancée il y a quelques jours. Nous sommes actuellement en train de répertorier les véhicules qui peuvent être considérés comme épaves. Nous prendrons alors contact soit avec le propriétaire du véhicule, soit avec celui du terrain. Ils auront alors jusqu’au 1er avril pour réagir et régulariser la situation", ajoute le commissaire Richard Debrue, également directeur de la police de quartier.

En cas de non-réaction, les services de police pourront procéder à l’enrôlement. "Les personnes qui auraient procédé à l’enlèvement de leur véhicule, et donc à l’amélioration du cadre de vie, ne seront pas concernées par la taxe", précise encore la police.Emeline Berlier