Hainaut Les autorités ont concrétisé les promesses qui avaient été formulées à la suite des incidents.

Suite aux débordements qui s’étaient déroulés le samedi 13 janvier dernier, à l’occasion du match au sommet de la Division 3 Amateurs "Francs-Borains - RAAL", les autorités communales (tant à La Louvière qu’à Boussu) avaient promis des mesures pour lutter contre ces dérives inacceptables.

Ce lundi, les autorités louviéroises ont concrétisé les promesses qui avaient été formulées à la suite des incidents. D’un commun accord avec le club de football RAAL et ses groupes de supporters, une charte pour le football louviérois a été signée. "Les valeurs de fair-play, de respect et d’éthique sont au cœur même de cette charte qui se veut ambassadrice de la politique sportive louviéroise, une politique qui s’appuie sur des valeurs citoyennes et éducatives, des valeurs de partage, de cohésion et d’intégration", communique la Ville de La Louvière.

Pugilat général

Concrètement, il s’agit d’un acte symbolique d’engagement réciproque entre les différentes parties, le club RAAL, les groupes de supporters "Wolf-Side" et "Green Boys" et la Ville de La Louvière. Acte qui se veut être le début d’une saine collaboration.

On se souvient que la rencontre entre les Francs Borains et la RAAL, qui s’était clôturée en pugilat général, avait défrayé la chronique. "Face à ce manque de fair-play et à l’agressivité avérée de certains individus, la Ville de La Louvière, Ville qui, depuis toujours, promeut les notions de paix, avait fermement condamné les faits survenus ce samedi 13 janvier. C’est pourquoi le bourgmestre Jacques Gobert avait convoqué d’urgence les dirigeants du club RAAL ainsi que les groupes de supporters et qu’une réunion avait été fixée en date du lundi 15 janvier."

Mesures concrétisées

L’objectif de cette réunion était de faire le point sur la situation avec l’ensemble des parties concernées mais aussi de prendre des engagements. Engagements qui ont donc été concrétisés ce lundi par la signature de cette charte.

Reste désormais aux différents signataires à la (faire) respecter. Car en cas de récidive, les autorités louviéroises se montreront intransigeantes. "Il y a toujours des risques que certaines personnes ne se confortent pas à ces accords", confie Jacques Gobert, le bourgmestre de La Louvière. "Mais n’oublions pas que le bourgmestre peut prendre des mesures d’éloignement. Et je n’hésiterai pas à le faire si on m’informe d’un risque potentiel."