Hainaut Le chef de corps de la zone de police Binche-Anderlues Jean-Claude Labar s'impatiente. Son projet de réunir à la rue de Merbes tous ses effectifs policiers s'enlise. En cause? «Un arrêté royal signé en avril 2005 doit toujours être publié au moniteur belge» qui est nécessaire pour que la zone de police soit propriétaire du bâtiment.

Flash-back

Pour mieux comprendre la situation, un petit retour en 2002 est indispensable.

À cette époque, le fédéral a annoncé la revente de ses bâtiments aux différentes zones de police du pays.

Deux sites sont proposés à la zone concernée: les anciennes brigades de gendarmerie d'Anderlues et de Binche.

C'est cette dernière qui intéresse la zone de police.

«Sur base de la valeur de reconstruction, le fédéral nous demande 34000 millions d'anciens francs pour le simple rachat de la partie droite des bâtiments. Une estimation à laquelle nous nous sommes opposés au travers l'introduction d'un recours que nous avons gagné. Pour cette somme, la zone de police de Binche-Anderlues peut désormais devenir propriétaire de l'ensemble du site où nous prévoyons de construire un bâtiment de 550 m 2,» explique le commissaire divisionnaire.

Signé en avril dernier, l'arrêté royal n'attend plus que sa publication au moniteur belge, condition sine qua non pour être en règle.

Dénouement en avril?

Mais depuis neuf mois, la zone de police attend toujours! «Du côté de la régie des bâtiments, on nous dit que tout est en ordre et que donc, nous pouvons commencer les travaux. Mais il n'en est pas question tant que nous n'avons pas passé d'acte notarial. N'oublions pas que qui construit sur autrui, construit pour autrui », ajoute le chef de corps.

La régie des bâtiments lui affirme que l'arrêté royal, dénouement de cette affaire, sera publié en avril prochain. «On ne comprend pas ces lenteurs: en attendant, notre projet prend du retard alors que tout a déjà été budgétisé.», conclut le chef de corps de la police.

© La Libre Belgique 2006