Hainaut

Des affiches électorales du président du PS, Elio Di Rupo, tête de liste aux régionales à Mons, et de l'échevin montois Nicolas Martin, 5e suppléant à l'Europe, étaient placardées dimanche devant plusieurs bureaux de vote, en contravention avec un arrêté de police du 5 mars qui réglemente l'affichage le jour du scrutin.

Des portraits des deux candidats auraient ainsi été fixés sur les barrières à l'entrée de l'école Achille Legrand, sur la rampe d'escalier qui mène au bureau de vote de l'école des Canonniers ou encore devant la porte d'entrée de l'école communale d'Hyon. À l'école communale de la rue Mouzin, à Nimy, une remorque d'affiches de Nicolas Martin était stationnée dans la cour, ajoute le porte-parole du cdH, précisant que des affiches illicites auraient également été signalées à Frameries et à Colfontaine.

Marc Garin, chef de corps de la police Mons-Quévy, confirme avoir fait enlever sur demande plusieurs séries d'affiches non autorisées. "Mais ce genre d'affichage sauvage se retrouve un peu partout et n'est pas le fait d'un seul parti. Mes hommes interviennent en fonction des demandes, sachant que nous avons d'autres problèmes urgents, notamment en matière de fluidité de la circulation", précise-t-il.

Le commissaire ajoute que, comparée à d'autres, cette campagne 2009 lui "paraît très calme et sans excès frappants".

La ministre sortante Catherine Fonck, tête de liste cdH aux régionales à Mons, déplore que la loi ne soit pas respectée alors qu'elle "est la même pour tout le monde, y compris pour le bourgmestre de Mons, également chef de la police de Mons", a fait savoir Catherine Fonck, qualifiant la situation de "surréaliste".