Hainaut Depuis 2012, le nombre de bénéficiaires du RIS a augmenté de 55 %.

Avec un taux de chômage supérieur à 20 % et donc comparativement plus élevé que dans bien des communes de Wallonie picarde, la cité des Iguanodons doit faire face, par l’intermédiaire de son CPAS, à un nombre grandissant de bénéficiaires du RIS, le revenu d’intégration sociale. C’est ce qui apparaît dans les comptes 2016 du CPAS de Bernissart sur lesquels vient de se pencher le conseil communal.

Précaires sur le carreau

En l’espace de quelques années, le pourcentage de personnes suffisamment précarisées dans l’entité pour obtenir le revenu d’intégration sociale a quasiment doublé, comme l’a fait savoir le directeur financier lors de son exposé.

"Entre 2012 et 2016, les services du CPAS ont enregistré une progression des RIS de l’ordre de 55 %. De 101 en 2014, nous sommes passés à 167 dossiers l’an dernier", commente Mathieu Wattiez.

Il faut dire que la réforme du gouvernement fédéral sur la dégressivité des allocations de chômage a laissé sur le carreau de nombreux demandeurs d’emploi, lesquels ont été contraints de se tourner vers les CPAS pour subvenir à leurs besoins.

A Bernissart, la prise en charge par le CPAS des RIS avoisine désormais annuellement le million d’euros, 968 563€ très exactement, auxquels il convient d’ajouter une enveloppe supplémentaire de 178 133€ en faveur des RIS-étudiants.

Parmi les autres chiffres qui ressortent des comptes 2016 de l’institution bernissartoise figurent ceux des repas à domicile. Celle-ci en a servi 21 942 au cours des douze mois de l’année écoulée. Depuis 2013, la tendance est à la baisse avec une diminution de 7 264 repas, ce qui entraîne un manque à gagner non négligeable pour le CPAS.

Tout n’est pas noir

Malgré cela, l’intervention communale n’a plus explosé comme en 2015. Elle a même légèrement baissé pour atteindre les 973 373€. Par habitant, le coût de fonctionnement du CPAS s’élève à 261€.

Autre bonne nouvelle, ses responsables parviennent à maîtriser les dépenses de personnel de manière tout à fait significative (- 25,9 %) sans pour autant devoir procéder à de nouveaux licenciements. Pour rappel, un tiers du personnel avait été remercié voici deux ans.