Hainaut Le monument du folklore écaussinnois doit trouver un second souffle.

Menacé de disparition il y a deux ans, le goûter matrimonial, monument du folklore écaussinnois, peine à trouver un second souffle.

L’événement avait été sauvé de justesse par une ancienne présidente du goûter, Mélanie Detournay, alors que bon nombre de membres des Amis du Folklore, l’association aux manettes de l’événement, avaient décidé de raccrocher.

Les nouveaux organisateurs étaient bien décidés à offrir une nouvelle vie au goûter matrimonial. Des activités avaient ainsi été remises au goût du jour pour redynamiser l’événement et coller à l’Histoire. On s’est remis à planter le mai à Ecaussinnes, comme au bon vieux temps. Le speed dating a également fait son apparition. Et l’an dernier, le cortège avait été déplacé en matinée. "Nous avions fait ce choix pour coller à la tradition, explique Dominique Faignart. Par le passé, les célibataires arrivaient le matin à la gare d’Ecaussinnes et déambulaient dans le village jusqu’au lieu des festivités."

Les mœurs ont changé en un siècle

Mais ce déplacement du cortège en matinée a fait un flop l’an dernier. Peu de participants. Et pas mal de commentaires déçus parmi les Ecaussinnois. Cette année, le cortège retrouvera donc sa place l’après-midi. Le conseiller d’Ensemble se réjouit de cette décision. "Les mœurs ont changé en un siècle et les citoyens se sont habitués au programme l’après-midi. D’autant plus qu’ils sont nombreux à assister au Tour Saint-Vincent, à Soignies, le lundi matin", note Sébastien Deschamps.

Ensemble s’est également inquiété de savoir où en était la candidature du goûter matrimonial auprès de l’Unesco. Mais pour l’échevin de la Culture, il est encore trop tôt pour introduire le dossier. "Le goûter matrimonial reste trop fragile pour le moment, il faut que l’événement se redéveloppe avant de songer à une reconnaissance de l’Unesco", préconise Dominique Faignart.

Que manque-t-il pour que la mayonnaise prenne ? "Aujourd’hui, les gens partent plus facilement quand nous avons un long week-end, analyse l’échevin. De plus, nous avons une population en pleine mutation avec beaucoup de nouveaux habitants. Mais s’investir dans les associations et le folklore est justement une bonne façon de s’intégrer." Reste à espérer que le message arrive aux oreilles des nouveaux Ecaussinnois.