Hainaut

Le débuté bourgmestre accusé d'agiter les peurs par électoralisme


Le ton monte à Thuin. Et le soleil n'est pas le seul à chauffer les esprits.

La preuve? Le groupe MR du conseil communal s'en prend violemment au député bourgmestre PS de Thuin Paul Furlan.

En début de semaine dernière, l'ancien ministre wallon des Pouvoirs Locaux appelait à revitaliser le collectif "citrons pressés" des municipalistes en colère. Objectif: contester les reports excessifs de charges des pouvoirs supérieurs sur les villes et communes. Pensions, zones de police et de secours, etc. Pour les élus locaux du MR dont le parti siège dans le gouvernement Michel et à la Région wallonne, Furlan fait de l'électoralisme à bon compte. Selon lui, la réforme des aides à l'emploi (APE) ferait perdre dès 2019 quelque 190.000 euros à Thuin.

Les réformateurs se demandent si "c'est avec un simulateur de la peur, dont les calculs se basent sur un projet non abouti et des paramètres surévalués, que le PS a établi ce chiffre.

La réforme veut accroitre la transparence, rationaliser et responsabiliser aux aides et exonérations, il ne s'agit en rien d'étrangler le secteur associatif et les pouvoirs locaux. Prétendre le contraire, c'est agiter les craintes. Ca ne grandit pas la Politique." La volonté est aussi "d'en finir avec la politisation des subsides longtemps favorisée par le PS." 

Autre divergence: le prétendu surcoût du centre culturel régional monté depuis un an en catégorie 1. Pour la députée et conseillère MR Marie-Françoise Nicaise, la hausse de 46.000 euros correspond à la part de financement de la Ville, cela résulte d'un accord avec la Fédération.

Quant au projet de transfert aux provinces de la gestion et des charges des zones de secours, le MR attend des clarifications. De son côté, Furlan dit avoir reçu de nombreux retours positifs à son appel à la fronde. Il va d'ailleurs écrire à l'ensemble des bourgmestres de Wallonie pour relancer "citrons pressés".