Hainaut

En juin dernier, le projet de construction de parc éolien, comptant six mats, de la société Windvision avait refait surface. Comme cela avait été pressenti. Lors de la présentation en juin 2010, le projet était apparu légèrement modifié par rapport à la première mouture. Cette dernière avait reçu un avis défavorable du collège communal de Tournai, en décembre 2009.

Windvision avait retiré le projet avant qu’il n’aille à la Région wallonne. Et la société basée à Chypre est revenue à la charge, réglant les problèmes de voirie. Mais diverses autorités françaises et la commune de Tournai ont de nouveau remis un avis défavorable.

Le Département de la nature et des forêts (DNF) avait également déposé un avis défavorable. Le DNF réclamait 15 ha de terres pour la faune et la flore en compensation, mais Windvision n’en proposait que la moitié. C’est l’élément principal qui a poussé le fonctionnaire délégué de la Région wallonne à recaler le projet.

Cette décision ne doit pas déplaire au Premier échevin, Paul-Olivier Delannois. Ni au maire de Camphin-en-Pévèle, Michel Dufermont. Il y a quelques mois, il avait déploré "une agression en règle".

Michel Dufermont avait également un levier de pression : une éventuelle opposition au projet e-campus, à Lamain, qui jouxte la commune française.

Sur le site Internet de Camphin-en-Pévèle, Michel Dufermont se réjouit : "Nous sommes évidemment ravis de cette décision puisque vous savez qu’une petite équipe s’était regroupée avec moi pour manifester notre désaccord sur cette construction si près de la rue de Bouvines et donc de la future plaine classée en raison des 800 ans de la fameuse bataille de Bouvines, alors que ce projet pourrait trouver une plus grande utilité près de la zone industrielle d’Orcq."

La société Windvision peut encore toutefois déposer un recours auprès du ministre wallon Philippe Henry (Ecolo).