Hainaut Pas de congrès pour valider la nouvelle liste, les militants devront s’en remettre au choix du comité des sages du parti.


Patatras ! Le retrait d’Anthony Dufrane de la 51e place met la liste communale du PS au tapis. "Pour quelques jours seulement", nous assure-t-on dans l’état-major du parti, car une adaptation interviendra très vite, probablement dans la deuxième quinzaine d’août quand les principaux candidats seront rentrés de vacances.

Une chose semble certaine : l’agenda électoral ne permettra pas de convoquer un nouveau congrès d’approbation avant le 13 septembre, date butoir pour le dépôt de la liste définitive. "C’est un scénario qui ne s’est jamais encore présenté." Un peu comme à Fontaine-l’Évêque où le bourgmestre Noël van Kerkhoven vient de passer la main alors qu’il était tête de liste.

À Charleroi, les statuts de l’USC ne prévoient rien à ce propos. Ce qui devrait conduire le comité des sages à se saisir de la question et à procéder aux changements qu’il juge les plus opportuns pour gagner la bataille du 14 octobre. C’est évident, la 51e et dernière place est l’une des plus en vue et, a fortiori, enviée, après la première qu’occupera Paul Magnette. En interne, ça va donc susciter des appétits. Parce que les rivalités ne sont jamais bonnes à la veille d’un scrutin, il faudra temporiser, en privilégiant un scénario minimaliste.

À ce stade , deux hypothèses sont possibles. Primo, suppléer le départ d’Anthony Dufrane sans toucher aux 50 autres candidats. Si cela a l’avantage de préserver le matériel de campagne dans lequel ils viennent d’investir, cela pourrait affaiblir le PS. Sauf à recruter une personnalité inattendue et populaire, une surprise du chef. Mais il faudrait convaincre en moins de quinze jours l’homme - c’en sera obligatoirement un pour respecter la parité - que le PS n’a pas trouvé en plusieurs mois, durant son appel aux candidatures.

Déplacer Serdar Kilic de la 49e place à la 51e qu’il occupait en 2012 ? Rien n’est tranché, mais cela est plus probable que de voir débarquer un Éric Massin sanctionné par les militants lors du congrès de juin, avec seulement 60 % d’approbation. Mobiliser un candidat du haut de la liste ? Ce serait délicat, nous revient-il. Dans tous les cas, l’affaire aura une répercussion sur les dépenses électorales pour au moins un candidat.

Un mauvais feuilleton alors que Paul Magnette est en plein rêve, courtisé par le PS français.