Hainaut Le climatologue Jean-Pascal Van Ypersele répond aux questions du public.

Il y a deux façons d’aborder la question du réchauffement climatique : le fatalisme résigné qui consiste à hausser les épaules en se disant qu’on ne peut rien y changer. Et l’approche colibri, qui vise à se demander comment on peut apporter sa goutte d’eau à l’extinction de l’incendie qui menace la planète.

Pour en parler, Présence et action culturelles (PAC) et le centre culturel régional l’Eden ont invité l’un des plus éminents spécialistes mondiaux, le climatologue belge Jean-Pascal Van Ypersele. Professeur à l’UCL, il animera une rencontre citoyenne le mercredi 12 septembre à la brasserie du théâtre, à partir de 19 h.

"L'heure de la transition a sonné"

Ouragans, tempêtes, fonte des glaciers et montée du niveau des mers et des océans : les activités humaines sur la planète ont accéléré des phénomènes écologiques et climatiques difficiles à prévoir et à maîtriser. "L’heure de la transition énergétique a sonné, imposant une mobilisation citoyenne et publique pour construire un monde qui réconcilie les êtres humains avec leur environnement naturel fondamental. Parce qu’il n’existe pas de planète B…", observent les organisateurs. Economiser les ressources qui sont souvent dilapidées de manière scandaleuse au mépris des besoins de la postérité : c’est l’enjeu. Selon Global footprint network, l’organisme international qui a développé le concept d’empreinte écologique, l’humanité utilise les ressources naturelles 1,7 fois plus vite que les écosystèmes ne peuvent les régénérer. C’est ainsi qu’à la date du 1er août dernier, les hommes avaient déjà consommé la production d’une année entière.

Ancien vice-président du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), Jean-Pascal Van Ypersele abordera la logique destructrice du capitalisme prédateur. Après une brève introduction posant le cadre de l’urgence, le climatologue réagira à toutes les interrogations. Entrée gratuite mais réservation indispensable sur le site de l’Eden.