Hainaut

Thomas Pierman (PS) dénonce l’utilisation d’une activité publique à des fins privées et électorales. Bruno Beltrame dément !

À Lens aussi, la campagne électorale a démarré sur les chapeaux de roues. La semaine dernière Isabelle Galant et Mathieu Messin (directeur général à Lens et échevin socialiste à Colfontaine) se tiraient dans les pattes sur la publicité faite autour d’une offre d’emplois de l’administration communale. Cette fois, c’est la tête de liste du PS Thomas Pierman et l’échevin Bruno Beltrame qui s’écharpent sur les réseaux sociaux. En cause ? Une balade vélos “Vivons Vélos” organisée par la commune durant le week-end.

Un arrêt des cyclistes a été opéré face au domicile de l’échevin Beltrame, provoquant les foudres du PS. “Certains veulent rompre avec des pratiques traditionnelles des partis politiques et ces mêmes personnes, en pleine campagne électorale, ont l’arrêt d’une balade à vélo de la commune chez eux,” peste Thomas Pierman (PS). “C’est tout simplement honteux qu’un mandataire use d’une activité publique à des fins privées et électorales. La politique version Citoyen Lens, c’est se permettre de détourner l’action communale à des fins électorales. Oui, les pratiques doivent évoluer. Mais surtout pas dans cette direction.

Dans la foulée de la publication, l’échevin Beltrame n’a pas manqué de réagir pour laver son honneur. “Les propos sont diffamatoires étant donné que je n’ai pas organisé le parcours. Il n’y a d’ailleurs aucun panneau électoral chez moi… un arrêt “toilettes” était un minimum pour les dames sur un parcours de 18 km,” rétorque Bruno Beltrame en exigeant le retrait de la publication. “Je n’avais même pas connaissance du parcours. La charte “Vivons vélos” a été appliquée par l’organisateur. Je faisais la balade, j’étais en fin de peloton et je vois que tout le monde s’arrête parce qu’il y a une distribution de bouteilles d’eau. J’ai même pensé que c’était un coup monté, Je n’ai ni donné de carte, ni donné quoi que ce soit,…

L’organisateur a aussi tenté de remettre les pendules à l’heure. Le chef de file socialiste n’en a pas démordu pour autant. “Des lois, des règles ont été créés pour éviter les abus. On parle de période de prudence, de ne plus pouvoir faire des conseils communaux ou autre (sauf pour une gestion quotidienne), etc. pour ne pas que des candidats puissent se mettre en valeur et user des actions de la commune à des fins électorales. Cette situation m’a choqué et je me devais de la dénoncer,” a-t-il conclu tout en refusant de supprimer son post sur les réseaux sociaux.

PS et Lens/Vous sont toujours en majorité à Lens, ce qui provoque l’incompréhension chez Beltrame. “Pour un chef de file qui se dit jeune et dynamique qui veut une nouvelle politique et arrêter les critiques de bassesses et proposer des choses. Il offre une belle preuve d’incompétence. Faire ce genre de chose, c’est du pain béni pour ceux qui font de la politique de bac à sable ! Cette manière de faire de la politique est révolue, ça ne fait pas avancer le débat.”

Que dit l’organisateur ?

 L’organisateur a confirmé sur les réseaux sociaux que l’arrêt des vélos n’était pas à l’initiative de l’échevin Bruno Beltrame et tête de liste Citoyen à Lens. “J’ai élaboré les parcours de 8 et 18 km,” explique Jean-Jacques Delmay. “L’arrêt était prévu pour le regroupement de personnes avant d’entamer le retour sur la chaussée vers Lens, question sécurité. J’ai profité de cet arrêt pour le ravitaillement en boisson. Je suis le seul à avoir décidé cet arrêt. Oui, c’est la rue de Beltrame et alors ! Quelle est la plus value pour le citoyen dans ce genre de discussion ? Aucune, si ce n’est qu’une citoyenne a pu faire pipi.”