Hainaut

En vigueur depuis le 1er novembre dernier, le nouveau système pour l’obtention des plaques d’immatriculation fait grincer des dents les citoyens français ayant acheté un véhicule dans un pays frontalier de l’Hexagone.

Auparavant, les demandes se faisaient via la préfecture alors que, depuis quelques semaines, elles doivent être réalisées via un site Internet. Les demandes semblent alors être traitées d’une manière bien plus lente lorsqu’elles n’émanent pas de la France. De nombreux concessionnaires belges se retrouvent ainsi avec des voitures en attente de livraison depuis plusieurs semaines, faute de plaque.

Toujours en attente

Dans les arrondissements de Charleroi et Thuin, certains concessionnaires ont pris connaissance de la nouvelle pratique. "Nous avons des clients français. Il est donc normal de connaître la nouvelle législation , indique la concession Mineur, établie à un jet de pierre de la N5. Dernièrement, un client de l’Hexagone a dû patienter trois bonnes semaines avant d’être en ordre au niveau de l’immatriculation. Ce n’est pas pratique."

Ce n’est rien à côté de la situation de Pamela Moreau, une citoyenne d’Hazebrouck, commune située dans le département du Nord, qui se retrouve piégée par ce nouveau système. "J’ai commandé une voiture Volkswagen auprès du concessionnaire Delbar à Mouscron , explique la jeune femme. La voiture est arrivée et le 8 décembre dernier, j’ai payé afin de lancer l’immatriculation française de la voiture. Nous sommes maintenant en février et, deux mois plus tard, je suis toujours en attente."

Absence d’interlocuteur

En attendant, Pamela circule actuellement avec une voiture de prêt de la société Delbar suite à un arrangement commercial. "Normalement, cela ne devait durer qu’un mois mais, par la force des choses, le prêt a été prolongé. Heureusement, car avec mon travail à Estaimpuis, je parcours énormément de kilomètres par jour. Je limite d’ailleurs mes déplacements pour le moment. En tout cas, je n’en veux évidemment pas au concessionnaire Delbar qui se montre très professionnel. C’est ce système qui est incompréhensible."

Ce qui agace fortement Pamela, c’est l’absence d’interlocuteur auquel elle doit faire face. "Les seuls contacts que j’ai pu initier pour le moment ont été à chaque fois par e-mail. Je n’ai rien, même pas un numéro de dossier. Et, à chaque fois, on me demande de patienter. J’ai alors pris contact avec un juriste afin de pouvoir analyser cette situation. Il serait bon que ce problème soit entendu par les autorités, car de nombreux concessionnaires sont affectés par cette situation. J’ai commencé à rembourser l’achat de mon véhicule dont je n’ai même pas pu profiter une seule seconde."