Hainaut

Le trajet en train entre Tournai et Bruxelles est plutôt long. Cette route sur rails de 85 km se fait en une heure avec la SNCB.

Les navetteurs pourraient gagner une dizaine de minutes si les trains étaient déviés sur la ligne TGV. Mais ils ont définitivement reçu une fin de non-recevoir de la SNCB et de la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant (MR). C’est en quelques mots ce qu’a entendu le député fédéral Paul-Olivier Delannois (PS) à la Chambre, après avoir à nouveau interpellé la ministre à ce sujet. "Suite à votre première réponse, je souhaiterais apporter quelques précisions et corrections", glisse tout d’abord Paul-Olivier Delannois. "Tout d’abord, permettez-moi de vous dire que l’étude issue d’un groupe de travail concernant l’utilisation de la ligne grande vitesse (LGV) pour les liaisons Tournai-Bruxelles n’a pas débouché sur une conclusion négative. En effet, certains éléments sont à nuancer. Premièrement, la question de la capacité sur la LGV1 n’est pas un problème majeur. En effet, l’insertion d’un sillon IC sur cette ligne nécessiterait d’utiliser 1,5 à 2 sillons de train grande vitesse. Hormis le prix de ce sillon, la SNCB a indiqué que l’insertion d’un tel sillon sur la LGV n’était pas particulièrement problématique au vu du trafic actuel."

La SNCB a les capacités, selon le PS

En outre, Paul-Olivier Delannois indique que la SNCB possède bel et bien du matériel capable de rouler à 200 km/h. Ce type de matériel est d’ailleurs actuellement utilisé pour les relations reliant respectivement Eupen à Ostende et Welkenraedt à Courtrai, lesquelles empruntent la ligne à grande vitesse entre Liège et Bruxelles.

La ministre Jacqueline Galant indique cependant que la SNCB ne possède pas suffisamment de matériel pour en faire profiter la ligne Tournai-Bruxelles et ses usagers.

Mais l’argument massue, et il faut quand même oser le dire, c’est que la SNCB préfère privilégier les utilisateurs des TGV aux navetteurs. "Faire rouler un train ici à 200 km/h sur la ligne à grande vitesse occupe davantage de capacité qu’un train à grande vitesse à 300 km/h. Cela hypothèque la capacité pour d’éventuels trains à grande vitesse supplémentaires."