Hainaut Carlo Di Antonio aux côtés des communes qui réclament l’enfouissement des lignes

La nouvelle est arrivée hier à l’hôtel de ville de Nivelles et elle réjouit le collège communal aclot. Le permis octroyé pour le renouvellement de la ligne à haute tension qui court de Gouy en Hainaut jusqu’à Oisquercq (Tubize) est finalement refusé par le gouvernement wallon.

Il avait été octroyé par les fonctionnaires délégués des deux provinces alors qu’à la fin de l’an dernier, les communes de Courcelles, de Seneffe, de Nivelles et d’Ittre avaient remis un avis défavorable dans le cadre de la procédure.

Ces communes ne refusaient pas le passage de la ligne à haute tension, mais elles estimaient qu’il était plus adéquat d’enfouir ce genre d’infrastructures, d’autant que cela se fait de plus en plus dans d’autres régions d’Europe, et que la nouvelle ligne devait être posée pour les 60 ans à venir. Elia Asset, qui demandait un permis pour démolir la ligne existante et replacer des poteaux supportant de nouveaux câbles aériens estimait de son côté que cette solution n’était pas crédible.

Le permis avait finalement été octroyé mais les communes concernées se sont groupées pour introduire un recours auprès de la Région wallonne. Et le ministre wallon de l’Aménagement du territoire, Carlo Di Antonio, s’est finalement rangé aux côtés des communes. Le permis est officiellement refusé. "C’est une bonne nouvelle parce que notre demande était fondée sur une vision à long terme, réagissait hier Pascal Rigot (Ecolo), l’échevin nivellois du Développement durable. Même si pour le territoire de Nivelles, cette ligne a peu d’impact sur l’habitat puisqu’elle passe surtout dans la campagne du côté de Bornival, on sait que les câbles aériens posent des problèmes environnementaux et sanitaires. Pourquoi ne pas les faire passer sous la terre, puisque cela se fait ailleurs ?"

La partie n’est cependant pas encore jouée. Elia Asset peut encore aller devant le Conseil d’État pour contester la décision du ministre… "Je vais prendre des contacts prochainement pour savoir quelle est leur intention", indique Pascal Rigot.