Hainaut Pascal Hoyaux (PS) a repris ses multiples casquettes y compris au cabinet du ministre des Pouvoirs locaux.

Le scandale Publifin n’épargne personne. Beaucoup d’encre a déjà coulé et coulera encore tant le scandale politique et financier a des répercussions sur toute la classe politique. Mais au MR, les remuants Georges-Louis Bouchez et Olivier Destrebecq tirent à boulets rouges sur leur ennemi de toujours. Déjà en janvier, le premier pointait la casquette de consultant de Pascal Hoyaux (PS) au sein du cabinet de Paul Furlan (PS), ex-ministre des Pouvoirs locaux.

Le MR retape sur le clou. Car depuis lors, Paul Furlan a démissionné et a laissé sa place à Pierre-Yves Dermagne (PS). Après un arrêt maladie, Pascal Hoyaux, lui, a repris ses fonctions au cabinet du ministre de la tutelle.

"L’apparence de l’impartialité"

Pour le MR, des conflits d’intérêts existent dans le chef du manageois. "Il travaille au sein de la structure censée surveiller la gestion des intercommunales qu’il préside", pointe le chef de file MR, Georges-Louis Bouchez.

Ce n’est un secret pour personne, Pascal Hoyaux est bourgmestre à Manage mais aussi président de la zone de secours Hainaut-Centre et de l’intercommunale de gestion des déchets (Hygea). Il est également administrateur dans une autre intercommunale, à savoir celle d’aménagement et développement économique (IDEA). Précisons que ces différentes casquettes sont connues et déclarées.

"L’apparence d’impartialité n’y est pas. Si je dépose un recours contre une décision de l’Hygea, quelle est la crédibilité de ce ministre lorsque dans ses bureaux quelqu’un en est le président. Il y a plein de personnes qui peuvent se sentir lésées par le fait que la tutelle n’a pas l’apparence d’impartialité alors qu’elle doit pouvoir garantir le respect des procédures", précisent les libéraux.

Un ministère "particulier"

Et d’ajouter : "C’est une des raisons qui ont poussé Paul Furlan à démissionner… Nous interpellerons le ministre d’ailleurs parce qu’aujourd’hui la présence de Pascal Hoyaux dans ce cabinet ne choque plus personne !"

Reste que d’autres élus travaillent également dans des cabinets ministériels. "C’est vrai, mais ce ministère-là est très particulier. Le ministre des Pouvoirs locaux est le gendarme, l’arbitre des décisions prises par les communes et les structures publiques. Raison pour laquelle avoir dans son cabinet quelqu’un qui est à la tête de trois exécutifs dont le pouvoir de tutelle est la Région wallonne pose question." Questions et interpellations seront portées par le MR au parlement wallon et à la Ville de Mons.