Hainaut Pour sa 8e campagne communale, Marceau Mairesse rêve de renverser la majorité PS

Conseiller communal depuis 1977, ancien premier échevin, député fédéral pendant huit ans ou encore conseiller provincial durant dix-neuf ans, Marceau Mairesse (M +, ex-PSC) possède un prestigieux CV. À 73 ans, il court cependant toujours après le poste qu’il convoite depuis toujours : le mayorat de sa commune.

Quelle note donneriez-vous au bilan de la majorité socialiste ?

"Je dirais 1/10 ! C’est un bilan désastreux selon moi. Il y a plus de quarante ans que je suis conseiller communal. C’est la plus faible équipe du collège que je n’ai jamais connue."

Que leur reprochez-vous ?

"La principale chose, c’est d’avoir perdu énormément d’argent à cause des procès perdus devant les tribunaux. Que ça soit pour des marchés publics non respectés, des taxations illégales ou la loi sur les avantages sociaux pour les écoles. En six années, il y en a pour plusieurs millions d’euros. Ensuite, je leur reproche par exemple la gestion environnementale. Des immondices traînent partout dans la commune. Il fait très sale. Idem avec la voirie qui mérite d’être rénovée à beaucoup d’endroits."

La commune taxe beaucoup. Quelles sont les solutions ?

"Je ne cesse de répéter au collège qu’il faut gérer sa commune en bon père de famille. Il y a trop de personnel par rapport aux finances qui rentrent. Pour ne mettre personne dehors, il faut donc d’abord créer de nouvelles recettes. À Manage, Anderlues ou Chapelle, il y a des petits zonings de PME. Pourquoi ne le faisons-nous pas ? Il y a de la place pour le faire. Par le passé, il y a eu plusieurs fois des bonnes affaires à faire mais le PS est toujours passé à côté."

Que ciblez-vous d’autre avec votre programme ?

"Nous avons questionné la population et nous le dévoilerons bientôt, mais je vais déjà donner un exemple concret. À Carnières, il n’y a plus un seul point de retrait bancaire. C’est le désert économique. Les personnes âgées s’en plaignent évidemment. Il faut non seulement remettre un point bancaire mais aussi redynamiser l’économie locale. Pourquoi ne pas installer un marché couvert sur la place Gonzalez Decamps ? Nous pourrions y mettre une douzaine de commerces avec des WC publics. Nous voulons aussi faire réaliser les travaux routiers par nos propres ouvriers et non plus faire appel à des sociétés extérieures."

Cette année, pensez-vous enfin pouvoir être bourgmestre ?

"Je l’espère. Pourquoi pas ? Celui qui se présente sans avoir l’objectif du maximum ne doit pas se présenter."