Hainaut Les agents sont allés à la rencontre du bourgmestre Elio Di Rupo ce samedi matin.

Sur le coup de 11 heures ce samedi, plusieurs véhicules de la Protection civile de Ghlin ont fait irruption dans le centre-ville de Mons. Les camions et voitures ont déboulé toutes sirènes hurlantes avec des drapeaux noirs, un mannequin pendu et des panneaux de revendication.

Après un passage par la Grand-Place, la délégation des agents volontaires s’est rendue au cabinet du bourgmestre Elio Di Rupo (PS) et en a profité pour bloquer la rue d’Enghien.

L’objectif ? Se montrer au grand public et se faire entendre. Egalement faire connaître leur situation à Elio Di Rupo. Un rendez-vous avec le bourgmestre était fixé dans la foulée de leur arrivée.

Incertitude

"Il y a une très grande incertitude pour les agents professionnels, mais pour les volontaires également", souligne David Dumont, qui fait partie de la soixantaine d’agents volontaires à l’unité de Ghlin. "A l’heure actuelle, nous n’avons aucune information concernant notre avenir. Nous demandons donc au bourgmestre de faire entendre notre voix."

Les revendications des agents volontaires sont assez simples : "Avoir une passerelle facile pour nous mais surtout de maintenir la caserne de Ghlin qui remplit énormément de missions et qui est véritablement la caserne qui dessert la Wallonie. Si nous devons être mutés à Crisnée (province de Liège) comme volontaires, nous pourrions devoir intervenir sur Mons ou sur Tournai. C’est objectivement impossible d’intervenir rapidement dans ces conditions."

Selon l’arrêté royal initié par le ministre de l’Intérieur Jan Jambon, seules deux des six casernes belges seront maintenues à partir du 1er janvier 2019. L’une en Flandre (Brasschaat), l’autre en Wallonie (Crisnée). "Nous avons l’impression que le fédéral se déleste de tout", peste David Dumont. "Le Hainaut et la Wallonie seront vraiment mal desservis en matière de secours via la Protection civile. Si on fait une analyse objective, on se rend compte que c’est la Flandre qui en sort renforcée. Va-t-on devoir attendre une catastrophe comme celle de Ghislenghien pour se rendre compte que les secours sont mal répartis sur le territoire ?"