Hainaut La Ville a rendu son avis sur le projet de vignoble qui se dessine à Nouvelles.

Elaborer du vin effervescent dans le village de Nouvelles, près de Mons, c’est le projet de la société Terres de Craie. Projet qui s’était dans un premier temps opposé aux craintes des riverains. Projet qui a été depuis repensé pour devenir une expérience pilote d’agriculture intégrée, plus respectueuse de l’environnement.

La Ville de Mons devait rendre un avis consultatif sur la demande de permis du promoteur, la décision finale revenant à la Région wallonne. "Nous avons rendu un avis positif, mais assorti d’une série de conditions", nous confie Nicolas Martin, échevin de l’Urbanisme.

"Nous avons demandé la mise en place d’un comité d’accompagnement qui regroupera des riverains et la faculté de Gembloux. Nous avons également demandé un éloignement plus important des vignes par rapport aux dernières maisons de la rue de Spiennes. Enfin, nous voulons une application stricte de la liste des produits qui ont été présentés. Donc en fait, nous nous en sommes tenus au consensus qui avait été dégagé entre le promoteur et les riverains lors de la dernière séance d’information."

Le promoteur revoit sa copie

La séance d’information fut radicalement différente de celle qui s’était tenue au mois d’avril. Lors de la première présentation du projet, les riverains s’étaient vertement opposés à l’idée de voir des vignes aspergées de pesticides juste derrière leur jardin. Depuis, le promoteur a revu sa copie avec l’aide de la faculté de Gembloux. Le vignoble devrait ainsi s’inscrire dans un projet d’agriculture intégrée qui mise sur des méthodes douces pour le traitement des vignes. Une première en Belgique !

"Avant la dernière réunion d’information, nous ne nous attendions pas à ce que le projet soit tellement différent", indique Marc Leens, l’un des riverains opposés au projet initial. "Nous sommes rassurés. Nous avons consulté la liste des produits qui seront utilisés. Si les dosages sont raisonnables, ce sera effectivement mieux que le bio. Nous n’avons plus de raison de nous opposer au vignoble. Mais il faudra vérifier sur le terrain que le promoteur respecte ses engagements."