Hainaut

Après l’affaire des potelets du parc de Mariemont, va-t-on assister à une nouvelle polémique à Morlanwelz ? C’est en tout cas ce qu’estime une partie de l’opposition communale. Carine Matysiak, Philippe Busquin et Damien Dendooven, qui se sont associés pour mettre en place une liste citoyenne, lancent un pavé dans la mare à propos de deux écoles communales. "Nous dénonçons une fois de plus la mauvaise gestion des autorités communales de Morlanwelz."

Aucune demande de régularisation

Les membres de la liste 100 % Citoyen font référence aux modules préfabriqués de l’école Roosevelt. "En août 2016, la commune a procédé à la démolition des modules de classes de l’école Roosevelt et en a construit de nouveaux sans solliciter le moindre permis d’urbanisme ni réalisé une enquête publique, affirme le trio de la liste d’anciens membres du groupe M +. Nous nous réjouissons de la construction de tels bâtiments mais nous considérons inadmissible que l’autorité communale ne montre pas l’exemple par le respect des normes urbanistiques."

L’école maternelle du Waireau est aussi impliquée. "Ils ont poursuivi leur lancée en procédant à la construction de modules de classes à cette école en décembre 2016. Alors qu’ils savaient et ne pouvaient ignorer que cette démarche est pourtant obligatoire dès lors que l’école est située en zone protégée. Depuis lors, aucune demande de régularisation ne s’en est suivie pour ces trois infractions urbanistiques graves."

Carine Matysiak et ses colistiers tirent donc la sonnette d’alarme et s’interrogent sur les conséquences de ces infractions. "Dans l’hypothèse d’un incident tel un incendie dans de tels bâtiments scolaires, l’assurance interviendrait-elle vu l’irrégularité commise ? A force d’être réélus et forts de leur majorité absolue, les dirigeants de la commune se croient au-dessus des lois et ne respectent pas ce qu’ils imposent aux autres."

Il y a quelques mois, c’est la polémique des potelets de l’entrée du parc de Mariemont qui avaient éclaté à Morlanwelz. Tout avait démarré de la plainte d’un citoyen qui avait constaté le non-respect de la réglementation en vigueur, à savoir une hauteur d’un mètre pour faciliter la visibilité des potelets (il y en a une centaine) par les personnes à mobilité réduite. A la suite de cela, des procédures avaient été lancées et la commune avait été mise en demeure de mettre le site aux normes. Aujourd’hui, une solution a été trouvée pour mettre à niveau ces potelets.