Hainaut Des proches du site s’opposent à la transformation de l’Orangerie en salle de réception.

Propriétaire depuis 2016 à l’issue d’une vente aux enchères du château de Moulbaix (Ath) dont l’architecture n’est pas sans rappeler celle des châteaux hantés écossais, la famille Govaert ne ménage pas ses efforts pour restaurer petit à petit cette imposante demeure ayant appartenu aux comtes d’Ursel.

À la tête de la SPRL Moulbaix Consulting de Wichelen, ces investisseurs originaires de Gand ont dernièrement introduit une demande de permis unique afin de transformer l’Orangerie du château de Moulbaix en salle de réception (250 places) tout en y aménageant les abords en un parking susceptible d’accueillir plus de 160 voitures.

Comme l’impose la loi, cette demande vient de faire l’objet d’une enquête publique au cours de laquelle plusieurs dizaines de riverains du clos du Tardin et de la place Stourme ont exprimé leur crainte de subir une accentuation des nuisances sonores.

Il faut savoir que depuis maintenant deux ans, le château de Moulbaix et son splendide parc auxquels les habitants du village sont très attachés, en plus de leur moulin, sert occasionnellement de cadre à diverses manifestations publiques et privées qui perturbent manifestement le sommeil des résidents les plus proches du domaine.

Parmi ces événements sources de bruit qui sont pointés du doigt par ce collectif de riverains ayant déjà dû solliciter l’intervention des services de police pour faire constater les faits, citons les fameuses Causeries du château ainsi que des soirées de mariage.

En plus du tapage nocturne, les mécontents déplorent dans leur lettre de griefs des dégâts environnementaux : détritus en tous genres, canettes, bouteilles en verre, mégots de cigarettes et même des préservatifs usagés.

Sans s’opposer à la rénovation de l’Orangerie, l’essentiel est que celle-ci conserve sa fonction première, à savoir le stockage et la mise en valeur de plantes durant la période hivernale…