Hainaut

En choisissant de se présenter à Mons sur la liste pluraliste emmenée par le MR Georges-Louis Bouchez plutôt que sur une autre liste d'ouverture estampillée cdH, Opaline Meunier, la déléguée du parti de Benoît Lutgen à la société civile, défend une évolution des partis vers "une représentation des gens plus horizontale, plus saine", a-t-elle expliqué mercredi sur les ondes de La Première (RTBF). Membre de la plate-forme "E-Change" dans laquelle gravitent plusieurs personnalités politiques issues d'Ecolo, du cdH et de DéFI, autour de Jean-Michel Javaux, l'ex-présidente de l'Union des Étudiants de la Communauté française (Unécof) a surpris mardi soir en refusant de suivre la cheffe de file du cdH montois et ex-députée wallonne Savine Moucheron, qui avait remplacé il y a un an et demi M. Bouchez au collège communal, lorsque ce dernier a été débarqué par le bourgmestre et président du PS Elio Di Rupo, qui dispose d'une majorité absolue dans la Cité du Doudou.

"Tant qu'il y a une majorité absolue à Mons, on ne peut apporter d'équilibre réel, peu importe le partenaire", a affirmé la jeune candidate (24 ans). "Je n'ai pas l'impression de trahir quoi que ce soit. Benoît Lutgen soutient sa section locale et sa décision démocratique, mais il fait la part des choses entre ma mission très précise au sein du cdH, et puis Mons", a commenté la jeune femme, qui confirme rester au cdH.

Elle voit dans son geste l'exemple d'une évolution nécessaire des formations politiques. "Les partis sont les manifestations les plus démocratiques de la représentation des gens, mais ils vont évoluer, aller vers une représentation plus horizontale, plus saine", commente-telle, critiquant leur "rapport à l'argent, au pouvoir ou à des mandats qui n'en finissent plus."