Hainaut 79 emplois sont menacés après l’aveu de faillite de l’entreprise.

La direction de l’entreprise Taylormail, située à Orcq dans l’entité de Tournai, a annoncé mardi matin au personnel, lors d’un conseil d’entreprise, que la société faisait aveu de faillite. Au total, 79 personnes risquent de perdre leur emploi dans l’entreprise spécialisée en marketing direct, imprimerie et routage. "Le 4 janvier dernier, nous avons d’abord eu l’annonce d’un licenciement collectif dans le cadre de la loi Renault. Depuis ce jour-là, nous avons eu de nombreuses réunions pour avoir différentes informations, nous explique Eric Lheureux, permanent CSC. Nous avons donc posé énormément de questions pour essayer de savoir exactement à quelle sauce allaient être mangés les travailleurs et quel serait le cadre juridique futur une fois la réorganisation terminée. Nous étions toujours en phase 1 à ce moment-là."

Depuis, les choses ont changé, et vite. "La direction nous a demandé la semaine dernière la possibilité de clôturer cette phase 1. Nous devions donner notre réponse pour ce mardi et puis, mardi matin, nous avons tous appris que l’entreprise allait se faire déclarer en faillite, sur aveu."

79 emplois supprimés

Une faillite qui n’est pas reconnue comme étant traditionnelle, comme nous l’explique le permanent CSC. "Cette faillite est un peu particulière car il n’y a pas de dette ONSS, il n’y a pas de dette fiscale. Ce ne sont pratiquement que des dettes sous forme de prêts vis-à-vis de la maison mère Kallisté. Le montant des dettes n’est donc pas très élevé par rapport aux fournisseurs. En revanche, le montant total de la dette dépasse la moitié du capital social de l’entreprise. Ce qui a fait enclencher la procédure d’alerte. Le comité de direction de la maison mère devait dès lors absolument se prononcer sur la poursuite ou non des activités."

A la base, 29 emplois allaient être supprimés mais au final, ce sont bien 79 emplois qui devraient disparaître et qui concernent 50 ouvriers et 29 employés. "Dans le cadre du plan de réorganisation qui nous avait été soumis, on parlait de 29 emplois supprimés. Lors de la réunion que l’on a eue la semaine dernière en présence de l’avocat et du réviseur, on nous a expliqué qu’il allait falloir très certainement aller au-dessus du nombre de 29. Nous n’avions pas réagi à l’époque mais hier, lors d’une réunion entre le comité de direction et les actionnaires, il a été décidé à l’issue de celle-ci de faire aveu de faillite."