Hainaut À moins de quatre mois des élections, le PS d’Antoing dresse son bilan

La majorité socialiste s’est réunie ce lundi matin afin de présenter son bilan des six dernières années. "Le bon travail qui a pu être effectué est dû à la force de notre collectif", estimait Julien Bauwens, président de l’USC d’Antoing.

Là où d’autres listes changent de nom afin de prôner l’ouverture, les socialistes se rangeront toujours derrière le traditionnel nom de leur parti à Antoing. "Nous sommes véritablement fiers de notre couleur, de notre groupe, de notre nom. C’est en continuant à croire en nos valeurs historiques que nous avancerons."

De son côté, Bernard Bauwens, bourgmestre sortant, est bien décidé à poursuivre le travail à la tête de la commune pour les six prochaines années. "Je le déclare une nouvelle fois officiellement afin de couper court à certaines rumeurs me concernant" , affirmait le principal intéressé. "Mon implication pour ma commune est connue et je ne compte pas abandonner les Antoiniens !"

Le mayeur regrette l’étrange climat qui règne actuellement sur les réseaux sociaux.

"Ceci est probablement lié à la campagne électorale : désinformation, mensonges, manipulations, etc. Les propos tournent en boucle et sont peu argumentés. J’entends par exemple souvent dire que nous nous sommes parfois montrés frileux dans les dépenses. Il est vrai que nos finances sont saines mais cela ne nous a pas empêchés de consentir de gros investissements ! Le tout en rappelant tout de même que notre commune reste la moins taxée de Wallonie picarde."

L’ensemble du collège se dit en tout cas satisfait du travail qui a été accompli ces dernières années dans de nombreux domaines. "Parler d’immobilisme à Antoing est clairement malvenu", assurait Julien Bauwens. Des propos qui sonnent comme une réponse au commentaire de Natacha Duroisin, qui occupe la deuxième place sur la liste GO menée par Jean-Bernard Vivier.

"Nous n’avons pas besoin de la commune pour nous assurer un long fleuve tranquille de six ans. Nous voulons juste sortir la commune de cet immobilisme socialiste", avait-elle signalé lors de la présentation de la liste GO. La campagne est bien lancée…

L’ouverture de la crèche se fait attendre

Suite à de gros problèmes avec l’entreprise en charge des travaux, l’ouverture de la crèche se fait attendre

Cette dernière mandature n’a pas véritablement été un long fleuve tranquille pour la majorité socialiste. En effet, certains dossiers ont parfois été compliqués à gérer. Antoing n’a par exemple pas échappé aux travaux de voiries. La Grand-Rue a certainement été la plus délicate.

"Toujours en travaux, elle a dû évidemment être revue et refaite pour le bien de tous", affirme Thierry Desmet, échevin des Travaux. "Certes, il y a des désagréments mais c’est comparable aux travaux réalisés dans une maison. Pendant la durée des travaux, on est embêté mais lorsqu’ils sont terminés, on est ravi ! Le résultat en vaudra le coup."

Certains membres de l’opposition ont souvent profité des conseils communaux pour justement faire écho du désarroi de commerçants de la Grand-Rue suite à ces travaux. "Évidemment que les travaux ne font jamais du bien au commerce mais le désagrément était limité. D’ailleurs, nous avons proposé aux commerçants de venir prendre part aux réunions de chantier. Cela s’est toujours très bien passé."

S’il y a un dossier noir à pointer lors de cette dernière mandature, c’est bien celui de la crèche communale où les travaux ont dû être stoppés suite à de gros problèmes avec l’entreprise en charge des travaux. Le bourgmestre Bernard Bauwens assure d’ailleurs que ce dossier est son seul regret de ces six dernières années, même s’il assure que la commune n’y est pour rien.

"À ce stade, nous sommes toujours en attente du retour du dossier avec le nouveau cahier des charges actuellement à l’examen par la tutelle", explique Viviane Delepine, échevine de l’Enfance. Des désagréments qui coûteront tout de même un supplément de 400.000 € à la commune. Un montant non subsidié…