Hainaut

L’organisation des championnats de Belgique d’escrime le week-end dernier s’est déroulée sans faille. Le Royal Charleroi Sporting Club - Centre européen d’escrime de Charleroile a reçu 400 tireurs - cadets et juniors -, venus se disputer les douze titres mis en jeu. Deux tireurs carolos ont même remporté un titre. Violette Lebrun (cadette) et Hans-Joachim Lecocq (junior) sont devenus champions de Belgique. "C’était une chouette organisation. Les autres clubs et les hautes instances de la discipline ont même félicité Charleroi", a souligné l’échevine carolo des Sports Ingrid Colicis (PS).

Aujourd’hui, le RCSC-CEEC se sent à l’étroit, et envisage de déménager. L’association souhaite en tout cas se développer dans un espace plus large. Pour l’instant, le club évolue à Loverval dans des installations de l’ADEPS. Mais il manque de place et de temps. "Si nous voulons passer un niveau, il est impératif de trouver un nouveau local", Jean-Louis Lecocq, maître d’armes. "Nous proposons 10 à 12 h d’escrime à nos tireurs. C’est bon pour le niveau belge. Mais pour briller sur la scène internationale, c’est malheureusement insuffisant."

Au cours de la conférence de presse pour annoncer les championnats de Belgique de la discipline, Ingrid Colicis, l’échevine des Sports, semblait séduite par les valeurs défendues par l’escrime et le club carolo. Elle pensait même les aider à trouver une salle à Charleroi. "Nous avons rentré un projet à la Ville afin de présenter nos idées. Nous attendons surtout que le département des Sports nous aide, comme il l’a déjà fait pour l’organisation des championnats."

"Je me suis engagée à leur trouver une salle. Je suis en train de regarder les disponibilités. Le club propose un chouette projet", explique l’échevine des Sports.

Pour bien faire, le RCSC-CEEC aurait besoin de 800 m² afin de pouvoir proposer différentes activités autour de l’escrime. "Si le club s’agrandit, nous pourrions mettre sur pied des ateliers pour développer l’escrime pour les personnes handicapées ou l’escrime artistique. Il y a plein de choses à faire avec cette noble discipline", insiste Maître Lecocq.