Hainaut La police du Val de l’Escaut enregistre de nombreux excès de vitesse depuis le début de l’année.

La zone de police du Val de l’Escaut (Estaimpuis, Pecq, Celles et Mont-de-l’Enclus) a dévoilé les résultats de ses contrôles de vitesse depuis le début de l’année. Et ils sont inquiétants. Sur les 20 412 véhicules contrôlés par le radar répressif de la police locale, 3 785 étaient en excès de vitesse. Soit 18,5 % de véhicules en infraction. "C’est vrai que c’est beaucoup", glisse le chef de corps de la zone de police, Dominique Debrauwere. "Dans notre zone, la configuration des voiries fait que l’on a tendance à accélérer."

Le taux élevé de véhicules en infraction s’explique par le choix des rues où il est placé. Cela se fait en fonction des accidents, des résultats des radars préventifs ou encore des plaintes des riverains. Soit là où la vitesse pose problème.

Les résultats peuvent par contre surprendre au regard du taux de véhicules en infraction flashés par le Lidar, le radar prêté par la Région wallonne, qui est d’environ 2,50 % sur la zone.

"Mais le Lidar est posé pour une semaine. On l’annonce le soir de sa mise en place. On le dit sur Internet, sur les réseaux sociaux. Ça se sait, ça se dit très vite. Les gens sont plus attentifs, relève Dominique Debrauwere. Par contre, notre radar répressif mobile est annoncé de manière mensuelle, les citoyens l’oublient, et nous ne sommes sur place qu’environ trois quarts d’heure."

Pour Dominique Debrauwere, même si les résultats ne sont pas réjouissants, il faut donc mettre ces chiffres en perspective. "Et puis, le nombre d’accidents mortels est nul depuis le début de l’année et le nombre d’accidents avec lésions est en baisse. Et ça, c’est rassurant", ajoute-t-il.

Le chef de corps et son équipe veulent continuer à sensibiliser la population aux dangers de la vitesse. Et de glisser une dernière note positive : "La sécurité routière reste une priorité et nous voyons quand même un effet positif lors de nos contrôles routiers et d’alcoolémie. Je trouve que les attitudes ont changé. Que les citoyens sont plus prudents de manière générale. Il faut continuer comme ça."