Hainaut

En cette fin d’année, une masse d’étudiants sont déjà à la recherche d’un kot. Pour certains, cette poursuite peut vite se transformer en parcours du combattant. Trop chers, trop petits ou encore trop sales, les kots décents sont parfois compliqués à dénicher. Dans certaines villes plus que dans d’autres, on parle même déjà d’une pénurie de kots.

C’est la raison pour laquelle plusieurs députés sollicitent le Gouvernement wallon. Le but ? La création de plus de 250 logements par an d’ici la fin de la mandature, en Communauté française. Du côté d’Infor Jeunes, à Mons, on ne parle pas encore d’une pénurie. Il y a de nombreuses demandes chaque année, mais pas un manque cruel de logements estudiantins dans la cité du Doudou.

"Je ne veux pas parler à la place des universités ou des hautes écoles", tempère Arielle Mondiaux, directrice de l’ASBL. "Nous n’avons pas la mainmise sur la totalité des kots dans la ville, mais je pense que Mons n’est pas dans la même situation que Bruxelles ou Louvain-la-Neuve, villes dans lesquelles le sujet est plus problématique."

Sur le site internet d’Infor Jeunes, il ne sera possible de voir les kots et studios disponibles qu’à partir du 14 juin. Pourtant, certains étudiants, comme les primo-arrivants par exemple, recherchent déjà un logement.

Ce n’est pas Michael Verbauwhede, président de la Fef (Fédération des étudiants francophones), qui dira le contraire. Selon lui, la problématique des logements est très large. "Le problème, c’est que trop peu de kots sont gérés par les universités et les hautes écoles, dont les prix sont souvent plus bas."

Une aide de la Région wallonne serait plus que bienvenue pour la Fef. "Nous exigeons un refinancement de l’enseignement. C’est seulement en donnant plus d’argent aux universités et aux hautes écoles que celles-ci pourront créer plus de logements pour nous, les étudiants." Le problème n’est pas encore tout à fait résolu