Hainaut Les villageois se mobilisent via une pétition de plus de six cents signatures.

La grogne ne faiblit pas à Petit-Enghien suite à l’annonce d’Infrabel, en juin dernier, de supprimer le passage à niveau de la drève du Corps de Garde sur la ligne 94 Tournai-Bruxelles.

Que du contraire, la mobilisation citoyenne n’a jamais été aussi forte depuis que l’opérateur chargé de l’entretien des infrastructures ferroviaires a officiellement introduit une demande de permis auprès de la Région wallonne en vue de remplacer l’ouvrage existant par un couloir sous voie accessible aux seuls piétons et cyclistes.

Six cents véhicules

Or, de très nombreux automobilistes de l’entité traversent quotidiennement ce passage à niveau, lequel constitue une voie d’accès importante pour rejoindre le bois de Strihoux où se trouve un lotissement d’environ quatre cents maisons, soit un parc automobile d’environ six cents véhicules.

Sa disparition obligerait les automobilistes mais aussi les engins agricoles ainsi que les services de secours (pompiers) à faire un détour considérable en empruntant plusieurs chemins de campagne et rues à caractère résidentiel (Caremberg, Coquiane et Strihoux) déjà soumis à un trafic non négligeable.

En outre, les commerçants locaux seraient les premiers à souffrir du détournement d’une partie de leur clientèle vers le village voisin de Bierghes.

"Le démantèlement de ce PAN situé à seulement 200 m de la chaussée de Bruxelles isolerait, de surcroît, une partie des habitants du cœur de Petit-Enghien", souligne Damien Buxant, porte-parole du comité des opposants.

La population favorable au maintien du passage à niveau dénonce encore l’absurdité d’investir un demi-million d’euros dans l’aménagement d’un mini-tunnel pour les quelques marcheurs et vélos empruntant cette route à forte pente.

Pression sur le ministre Bellot

Ce sont autant de raisons qui ont poussé des riverains à lancer une pétition qui, à ce jour, a déjà recueilli plus de six cents signatures.

Une manière de faire pression sur le ministre Bellot (MR) dans l’espoir qu’Infrabel renonce à ce projet de démantèlement susceptible, selon les plaignants, d’affecter un millier d’habitants mais aussi plusieurs centaines d’usagers occasionnels utilisant des modes de déplacement plus doux.